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Économie - Hydrocarbures

Face au blocage de ses raffineries, Total menace de « réviser sérieusement » ses projets en France

Patrick Pouyanné, le PDG de Total, a expliqué que les blocages de raffineries soulevaient la question d’« aller (ou non) au bout de notre...

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a menacé hier de « réviser sérieusement » les investissements du groupe pétrolier prévus en France, en raison du blocage total ou partiel de ses cinq raffineries à l'appel de la CGT qui proteste ainsi contre le projet de loi travail.
« Si nos collègues veulent prendre en otage, pour une cause qui est étrangère à l'entreprise, un outil industriel, il faut qu'on se pose la question de savoir si c'est là que nous devons investir. En tout cas, nous devrions, avec lucidité, au niveau du management et du conseil d'administration, réfléchir à cette question », a indiqué M. Pouyanné en marge de l'assemblée générale des actionnaires. « Cela va nous conduire à réviser sérieusement les plans que nous avons d'investissements dans l'ensemble de ces sites en France », a-t-il poursuivi devant les journalistes.
Total avait présenté en avril 2015 un vaste plan de restructuration de son activité de raffinage, notamment en France où elle était chroniquement déficitaire. Le groupe a prévu d'investir 400 millions d'euros (449 millions de dollars) pour moderniser le site de Donges (Loire-Atlantique) et 200 millions (224 millions de dollars) pour reconvertir celui de La Mède (Bouches-du-Rhône) vers la production de biocarburants, moyennant la suppression sur ce dernier de 180 postes.
« Cela veut dire que nous allons regarder, notamment sur le plan de Donges (...), si nous devons effectivement investir » 400 millions d'euros et « aller au bout de notre logique industrielle », a-t-il précisé, ajoutant qu'il n'y avait « pas de remise en cause » à La Mède.
« Aujourd'hui (...), nous échangeons entre sites afin que, si des investissements devaient être menacés de manière formelle, aucune raffinerie ne redémarre », a réagi Fabien Privé Saint-Lanne, secrétaire général de la CGT à la raffinerie de Donges, évoquant un « chantage ».
Au total, six raffineries sur les huit que compte la France étaient à l'arrêt ou tournaient au ralenti hier tandis que plusieurs dépôts restaient en grève ou bloqués par des manifestants (voir page 12).
(Source : AFP)

Le PDG de Total, Patrick Pouyanné, a menacé hier de « réviser sérieusement » les investissements du groupe pétrolier prévus en France, en raison du blocage total ou partiel de ses cinq raffineries à l'appel de la CGT qui proteste ainsi contre le projet de loi travail.« Si nos collègues veulent prendre en otage, pour une cause qui est étrangère à l'entreprise, un outil industriel, il faut qu'on se pose la question de savoir si c'est là que nous devons investir. En tout cas, nous devrions, avec lucidité, au niveau du management et du conseil d'administration, réfléchir à cette question », a indiqué M. Pouyanné en marge de l'assemblée générale des actionnaires. « Cela va nous conduire à réviser sérieusement les plans que nous avons d'investissements dans l'ensemble de ces sites en France », a-t-il...
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