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Moyen Orient et Monde - Processus De Paix

Initiative française : les Palestiniens acquis, les Israéliens toujours hostiles

Valls clôture son bal diplomatique, mais signifie que Paris n'est pas prêt à reconsidérer son plan de marche.

À son arrivée hier à Ramallah pour y rencontrer son homologue palestinien Rami Hamdallah, le Premier ministre français Manuel Valls a reçu un...

Le Premier ministre français Manuel Valls, venu en Israël et dans les territoires palestiniens défendre une initiative de paix de son pays, en est reparti hier avec la même opposition israélienne et le même soutien palestinien.
Son homologue palestinien, Rami Hamdallah, a réaffirmé devant lui à Ramallah l'adhésion de l'Autorité palestinienne au projet français de réunir une conférence internationale pour tenter de relancer l'effort – actuellement moribond – visant à résoudre l'un des plus vieux conflits de la planète. Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait réitéré lundi la franche opposition d'Israël au plan français, assimilé dans sa bouche aux « diktats internationaux ». Les négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens sont l'unique voie vers la paix, avait-il prévenu. Seule nouveauté : sa proposition que de telles négociations aient lieu à Paris, pourquoi pas à l'Élysée.
Alors que les Français semblent voir là un artifice, M. Hamdallah a affirmé que M. Netanyahu « cherchait à gagner du temps ». De tels pourparlers ont lieu depuis 20 ans, a-t-il dit. « Cette fois-ci, (M. Netanyahu) n'échappera pas à la communauté internationale », a-t-il ajouté, soulignant là le double choix palestinien : internationaliser la cause palestinienne ; et en finir avec de vaines discussions qui ne font qu'ancrer les faits accomplis de l'occupation et de la colonisation israéliennes, et éloigner toujours davantage la création d'un État palestinien. « Le temps presse », a insisté M. Hamdallah.
M. Valls a signifié à mots couverts que la France n'était pas prête à reconsidérer son plan de marche après la contre-offre de M. Netanyahu. « Les Israéliens savent que cette conférence internationale va avoir lieu le 3 juin à Paris, a-t-il dit sur la radio française Europe 1. Ils savent que les Américains par exemple y seront présents, avec le secrétaire d'État John Kerry, et qu'il faut à tout prix dialoguer avec les pays arabes. » Paris dit vouloir remobiliser la communauté internationale autour d'une « solution à deux États », à la faveur d'une grande conférence qui aurait lieu à l'automne avec les Israéliens, les Palestiniens et les grands acteurs concernés. Pour en jeter les bases, elle réunit donc le 3 juin les chefs de la diplomatie d'une vingtaine de pays et les représentants de grandes organisations internationales, mais sans les Israéliens et les Palestiniens pour ne pas vouer d'emblée l'effort à l'échec.

Pas viable
Le constat français est que les négociations directes israélo-palestiniennes n'ont mené nulle part ces dernières années et que le statu quo menace de dégénérer en une nouvelle escalade. Des violences sur le terrain ont fait plus de 230 morts depuis le 1er octobre 2015. « Il faut sortir de l'impasse », a dit M. Valls.
Évoquant la question des colons israéliens installés en Cisjordanie occupée et à Jérusalem-Est, qu'Israël a annexée illégalement aux yeux de la communauté internationale, Manuel Valls a réclamé l'arrêt de la colonisation, considérée comme un obstacle majeur à la paix. « Si l'objectif, c'est deux États, mais si l'État palestinien est mité (par les colonies israéliennes), avec des territoires qui n'ont plus la capacité de se développer parce qu'il y a le mur (de séparation israélien), ça ne sera pas viable », a-t-il dit en petit comité. Cependant, en dépit des déclarations officielles des Palestiniens, ceux-ci – en privé – ne font pas du gel de la colonisation un préalable à des discussions ; ce qu'ils veulent c'est « un rapport de force qui leur soit moins défavorable », a rapporté M. Valls.
Adhésion palestinienne, opposition israélienne... M. Valls savait à quoi s'attendre. Il se veut « lucide » sur les chances de l'initiative française, mais a assuré que cette approche jouissait d'un important soutien international. Il a rappelé l'alternative : « Je suis parfaitement conscient (de) l'immense difficulté, mais si on s'arrête à dire ça, on n'avance pas. (Ce) sera la fin de l'idée d'un État palestinien et on passe à autre chose. »
(Source : AFP)

Le Premier ministre français Manuel Valls, venu en Israël et dans les territoires palestiniens défendre une initiative de paix de son pays, en est reparti hier avec la même opposition israélienne et le même soutien palestinien.Son homologue palestinien, Rami Hamdallah, a réaffirmé devant lui à Ramallah l'adhésion de l'Autorité palestinienne au projet français de réunir une conférence internationale pour tenter de relancer l'effort – actuellement moribond – visant à résoudre l'un des plus vieux conflits de la planète. Mais le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait réitéré lundi la franche opposition d'Israël au plan français, assimilé dans sa bouche aux « diktats internationaux ». Les négociations bilatérales entre Israéliens et Palestiniens sont l'unique voie vers la paix, avait-il...
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