X

À La Une

Quand la sécurité de Netanyahu veut faire déshabiller un photographe

Insolite

Atef Safadi avait été choisi pour assurer le "pool" photo de la rencontre entre le Premier ministre israélien et son homologue français Manuel Valls.

OLJ/AFP
23/05/2016

L'Association de la presse étrangère (FPA) en Israël a protesté lundi contre le traitement par la sécurité du Premier ministre d'un photographe auquel il a été demandé de se déshabiller avant de couvrir la rencontre entre Benjamin Netanyahu et son homologue français Manuel Valls.

Le journaliste ayant refusé de retirer ses vêtements et été interdit d'accès, les agences de presse étrangères se sont retrouvées sans photos indépendantes de l'évènement.
Les agences membres de la FPA, dont l'Agence France-Presse, ont refusé par solidarité et en forme de protestation d'utiliser les photos qui auraient été mises à leur disposition par le bureau de presse du gouvernement.

Atef Safadi, photographe "établi et respecté" travaillant pour l'agence EPA (l'agence européenne de photographie de presse), avait été choisi pour assurer le "pool" photo de la rencontre, c'est-à-dire photographier l'évènement et redistribuer ensuite au reste de la profession, afin d'éviter une trop forte affluence de journalistes.

 

(Lire aussi : Valls essaie de convaincre Israël en « ami »)

 

"La FPA est choquée et déçue d'apprendre qu'une nouvelle fois on a demandé à un photographe couvrant un évènement avec le Premier ministre de se prêter à un contrôle de sécurité humiliant avant d'être autorisé à entrer", a rapporté l'association. Il n'y a donc pas eu d'accès journalistique indépendant pour les médias étrangers, a souligné l'association.

Celle-ci "appelle une nouvelle fois les agences de sécurité à respecter en de telles occasions le droit des journalistes accrédités auprès du gouvernement israélien à exercer leur métier, sans exiger leur soumission à des inspections intimes dégradantes".

Une demande comme celle faite à M. Safadi n'est pas exceptionnelle. Les journalistes familiers de ces évènements rapportent qu'il est régulièrement demandé à certains de retirer leurs vêtements pour procéder à un contrôle. La sécurité se heurte souvent au refus des journalistes, forcés de repartir.

À la une

Retour à la Une

Vos Commentaires

Chère/cher internaute,
Afin que vos réactions soient validées sans problème par les modérateurs de L'Orient-Le Jour, nous vous prions de jeter un coup d'oeil à notre charte de modération en cliquant ici.

Nous vous rappelons que les commentaires doivent être des réactions à l'article concerné et que l'espace "réactions" de L'Orient-Le Jour, afin d'éviter tout dérapage, n'est pas un forum de discussion entre internautes.

Merci.

 

Dernières infos

Les + de l'OLJ

1/1

Les articles les plus

A WEEKLY EDITION CURATED AND
PERSONALIZED BY OUR EDITORIAL TEAM

SIGN UP TO OUR NEWSLETTER IN ENGLISH

More Info See Sample
x

Pour enregistrer cet article dans votre dossier personnel Mon Compte, vous devez au préalable vous identifier.

L'Orient-Le Jour vous offre 5 articles

Nous sommes un journal indépendant, nous chérissons notre liberté qui découle de notre autonomie financière comme de nos principes éthiques. Votre soutien, cher lecteur, est plus que nécessaire pour pérenniser nos initiatives.

Je poursuis la lecture

4

articles restants