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Économie - Arabie Saoudite

Le FMI salue les réformes économiques de Riyad, mais les juge insuffisantes

Le King Abdullah Financial District, au nord de Riyad. Le FMI prévoit une croissance de 1,2 % pour le royaume en 2016. Faisal al-Nasser/Reuters

Le Fonds monétaire international (FMI) a pris note d'« une accélération significative » du rythme des réformes destinées à réduire la dépendance de l'économie saoudienne du pétrole, mais a estimé que plus de mesures sont nécessaires pour juguler le déficit budgétaire.
L'Arabie saoudite a connu au cours des 12 derniers mois une « accélération significative des réformes », a souligné hier le FMI dans un communiqué, à la suite d'une visite de ses experts dans le royaume.
Selon l'institution internationale, le plan « Vision 2030 » annoncé par Riyad vise à transformer à long terme l'économie du pays en la diversifiant, en réduisant sa dépendance du pétrole et en stimulant le rôle du secteur privé entre autres. Ce plan, lancé par le vice-prince héritier, Mohammad ben Salmane, prévoit de mettre en place un fonds souverain de 2 000 milliards de dollars et de céder moins de 5 % du géant pétrolier Aramco. « Les mesures de soutien qui seront annoncées dans les mois qui viennent devraient définir la manière dont ces objectifs seront atteints », indique le FMI.
« La politique financière de l'Arabie saoudite a été adaptée de manière appropriée à la chute des prix du pétrole », écrit encore le FMI en se félicitant des mesures de réduction des dépenses publiques et de l'augmentation des prix des carburants.
Mais il estime que d'autres mesures sont nécessaires pour baisser le déficit budgétaire, évalué cette année à 14 % du PIB. « La consolidation budgétaire nécessite plus d'ajustements des prix des carburants, un contrôle plus ferme des dépenses et plus d'accroissements des revenus non pétroliers », déclare ainsi le FMI. Par ailleurs, « pour garantir leur succès, ces réformes doivent être correctement priorisées et ordonnées, et leur rythme de mise en œuvre correctement évalué », a estimé le fonds.
L'institution monétaire se félicite par ailleurs de l'introduction envisagée à partir de 2018 de la TVA et de toute autre taxe, ainsi que du meilleur contrôle des dépenses, à travers notamment la mise en place d'un bureau de gestion des projets nationaux.
En 2015, l'Arabie saoudite a enregistré un déficit budgétaire record de 98 milliards de dollars et projette un déficit de 87 milliards de dollars cette année. Le FMI prévoit une croissance de 1,2 % pour le royaume en 2016, contre 3,5 % en 2015.
Le FMI a estimé, d'autre part, que l'indexation du riyal sur le dollar continue de bénéficier à l'Arabie saoudite compte tenu de sa structure économique.
En raison du sévère impact de la chute des prix du pétrole sur l'Arabie saoudite, premier exportateur mondial de brut, les agences d'évaluation monétaire ont abaissé sa note souveraine. Le baril de pétrole a perdu plus de 50 % depuis qu'il a commencé à chuter à la mi-2014.

« L'OLJ » avec AFP

Le Fonds monétaire international (FMI) a pris note d'« une accélération significative » du rythme des réformes destinées à réduire la dépendance de l'économie saoudienne du pétrole, mais a estimé que plus de mesures sont nécessaires pour juguler le déficit budgétaire.L'Arabie saoudite a connu au cours des 12 derniers mois une « accélération significative des réformes », a souligné hier le FMI dans un communiqué, à la suite d'une visite de ses experts dans le royaume.Selon l'institution internationale, le plan « Vision 2030 » annoncé par Riyad vise à transformer à long terme l'économie du pays en la diversifiant, en réduisant sa dépendance du pétrole et en stimulant le rôle du secteur privé entre autres. Ce plan, lancé par le vice-prince héritier, Mohammad ben Salmane, prévoit de mettre en place...
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