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Liban

L’Onu lancera lundi un nouveau Fonds pour l’éducation dans les situations d’urgence

Réfugiés

La délégation libanaise à Istanbul sera présidée par Tammam Salam.

18/05/2016

L'envoyé spécial de l'Onu pour l'Éducation mondiale, l'ancien Premier ministre britannique, Gordon Brown, a annoncé la création d'un nouveau Fonds pour l'éducation pour les situations d'urgence, qui sera lancé lundi à Istanbul, lors du premier sommet humanitaire mondial, qui se tiendra les 23 et 24 mai. La délégation libanaise qui y participera comprendra notamment le Premier ministre, Tammam Salam, les ministres des Affaires sociales Rachid Derbas, et de l'Éducation, Élias Bou Saab, ainsi que le représentant permanent du Liban à l'Onu, Nawaf Salam.

Intitulé « L'éducation ne peut pas attendre », ce fonds sera destiné à venir en aide aux millions d'enfants déplacés par des conflits et des catastrophes naturelles qui ne vont pas à l'école. Il sera lié au récent projet destiné à scolariser un million de réfugiés syriens en Turquie, au Liban et en Jordanie. L'objectif est de lever 3,85 milliards de dollars auprès de gouvernements, d'entreprises et de philanthropes au cours des cinq prochaines années. « Nous serons en mesure de dire que nous pouvons obtenir ces fonds entre mai et septembre », a assuré Gordon Brown, lors d'une vidéoconférence à partir de Londres.

 

(Pour mémoire : Le défi de Gordon Brown pour scolariser les enfants syriens du Liban)

 

« Extraordinaire succès » du Liban
À l'heure actuelle, le coût de l'éducation des enfants de réfugiés syriens au Liban, en Turquie et en Jordanie, est évalué à près de 800 millions de dollars. Ce qui représente 7 millions des 30 millions de déplacés dans le monde qui seraient couverts par ce fonds. « Nous espérons démarrer au début de l'année scolaire », a poursuivi Gordon Brown avec détermination. « Nous avons environ un million d'enfants au Liban, en Turquie et en Jordanie qui sont sur le point de démarrer ce programme », a-t-il noté. Prié par L'Orient-Le Jour de préciser le type d'aide fournie au Liban, l'émissaire onusien a d'abord salué l'action du ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, qui, grâce à ses efforts, « a transformé l'image du Liban » à l'étranger. Ce pays, qui accueille près de 1,2 million de réfugiés, « a déjà appliqué le programme d'horaire double dans les écoles publiques pour assurer la scolarisation de 220 000 enfants syriens, soit un coût annuel de 600 dollars par étudiant. Il reste toutefois urgent d'augmenter le nombre d'élèves dans ses établissements à 500 000 à travers la région en sus du million. »
« Bien sûr, nous voulons faire plus, notamment bâtir de nouvelles écoles dans des zones éloignées où la population n'a pas accès à l'éducation. Nous voulons offrir un meilleur équipement éducatif et une plus grande aide pour venir aux besoins du Liban. Nous voulons aussi miser sur l'extraordinaire succès que le ministre de l'Éducation et son équipe ont réalisé dans la scolarisation des enfants. Le Liban est bénéficiaire d'un soutien important parce qu'il fait tellement profiter les enfants des réfugiés et des déplacés. Nous sommes déterminés car l'éducation ne peut attendre. Nous devons assumer nos responsabilités », a-t-il encore martelé.

 

Partenariat et aide au développement
Le Fonds L'éducation ne peut pas attendre est « le fruit de trois années de travail effectué par l'Unicef, l'Unesco, le HCR, le Pnud, la Banque mondiale, le Partenariat mondial pour l'éducation et les principaux donateurs dans le monde. Il est conçu pour répondre aux 30 millions de filles et garçons déplacés, la plus grande population d'enfants déracinés depuis 1945, dont 20 millions n'ont pas le choix ou ne sont pas capables d'aller à l'école », a indiqué Gordon Brown. « Il s'agit d'une génération perdue que nous devons aider de toute urgence », a-t-il ajouté. « Nous négligeons depuis trop longtemps l'éducation des jeunes gens dans les zones en conflit avec le risque de les transformer en recrues pour les groupes terroristes et de voir leurs parents partir vers l'Europe ou l'Amérique pour un meilleur avenir pour leurs enfants », a-t-il averti.
Ce Fonds « unique » sera un partenariat entre les secteurs privé et public « avec une fenêtre » pour les affaires, les philanthropes et les fondations humanitaires. « Nous allons chercher à impliquer les donateurs et les organismes internationaux, avoir un partenariat spécial avec des entreprises de technologies en raison de l'importance de l'éducation en ligne pour les enfants en utilisant un Ipad, par exemple. Nous serons les premiers à combler l'écart entre l'aide humanitaire et l'aide au développement, qui est à plus long terme », a enfin affirmé Gordon Brown.

 

 

Pour mémoire

L'éducation est l'antidote à la radicalisation

 

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