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Économie - Conjoncture

La contraction du PIB russe inférieure aux prévisions au premier trimestre

L'économie russe, frappée par une récession douloureuse pour la population, a mieux résisté que prévu au décrochage des prix du pétrole du début d'année, laissant entrevoir une reprise plus proche qu'escompté mais pas plus vigoureuse pour autant.
Selon une première estimation publiée hier par l'agence des statistiques Rosstat, le produit intérieur brut s'est contracté de 1,2 % au premier trimestre par rapport à la même période un an plus tôt. Le gouvernement prévoyait une diminution de 1,4 %, ce qui était jugé trop optimiste par un grand nombre d'économistes. Ce pronostic s'est au contraire révélé trop sombre.
C'est une bonne nouvelle, même si la récession qui a coûté au pays 3,7 % de son PIB l'an dernier se poursuit, conséquence de l'effondrement des cours du pétrole, qui représente une partie importante des revenus de la Russie, et des sanctions imposées par les Occidentaux à cause de la crise ukrainienne. Les premières semaines de l'année avaient pourtant fait craindre le pire avec une accélération soudaine de la déroute du marché pétrolier et un nouveau bref dérapage du rouble.
Le chiffre du PIB d'hier « suggère que le second ajustement de l'économie à des prix du pétrole plus faibles (après le choc monétaire de fin 2014) se déroule plus facilement qu'on ne le pensait », estime Oleg Kouzmine, économiste de la banque Renaissance Capital. « Cela peut s'expliquer par le fait que la plus grosse partie de l'ajustement s'est déroulée l'année dernière, en plus des sanctions, et que désormais la dépréciation de la monnaie et la normalisation de la balance des paiements ont contribué à atténuer les répercussions de la nouvelle chute des prix du pétrole », avance-t-il, interrogé par l'AFP.
Pour la suite, le gouvernement prévoit une stabilisation progressive du PIB : -0,6 % sur un an au deuxième trimestre, autour de zéro au troisième et croissance de 1,2 % au quatrième.
Le chiffre du PIB « confirme que la phase la plus violente de la crise économique est maintenant terminée » et que « l'économie pourrait renouer avec la croissance dès le second semestre et non en 2017 comme nous le pensions », a concédé Liza Ermolenko, du cabinet londonien Capital Economics. « Pour autant, (...) nous nous attendons toujours à une reprise lente », a-t-il ajouté.
Les autorités russes reconnaissent elles-mêmes qu'une fois la récession passée, les perspectives de croissance s'annoncent très faibles en l'absence de réformes structurelles, d'autant que les sanctions restent en place. Autre facteur d'inquiétude, les scénarios macroéconomiques à long terme du gouvernement supposent que la reprise interviendra d'abord par les investissements, alors que les revenus des ménages ne devraient quasiment pas rebondir.
(Source : AFP)

L'économie russe, frappée par une récession douloureuse pour la population, a mieux résisté que prévu au décrochage des prix du pétrole du début d'année, laissant entrevoir une reprise plus proche qu'escompté mais pas plus vigoureuse pour autant.Selon une première estimation publiée hier par l'agence des statistiques Rosstat, le produit intérieur brut s'est contracté de 1,2 % au premier trimestre par rapport à la même période un an plus tôt. Le gouvernement prévoyait une diminution de 1,4 %, ce qui était jugé trop optimiste par un grand nombre d'économistes. Ce pronostic s'est au contraire révélé trop sombre.C'est une bonne nouvelle, même si la récession qui a coûté au pays 3,7 % de son PIB l'an dernier se poursuit, conséquence de l'effondrement des cours du pétrole, qui représente une partie...
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