« Les objectifs doivent être annoncés avec réalisme », a déclaré hier le nouveau ministre de l’Économie brésilien, Henrique Meirelles. Andressa Anholete/AFP
Le nouveau ministre de l'Économie du Brésil, Henrique Meirelles, a indiqué hier à Brasilia qu'il comptait réduire les dépenses publiques, tout en maintenant les programmes sociaux en faveur des plus démunis. « La priorité désormais est de maîtriser la dépense publique », mais les programmes sociaux « qui sont fondamentaux pour ceux qui en ont besoin seront maintenus », a déclaré M. Meirelles au lendemain de la formation du gouvernement du président par intérim Michel Temer.
Cet économiste orthodoxe s'est toutefois gardé d'annoncer des mesures concrètes et chiffrées dans un premier temps. Il hérite d'une situation très dégradée. La septième économie mondiale est plongée depuis 2015 dans sa pire récession depuis des décennies. La dette, les déficits publics et le chômage s'envolent et l'inflation reste élevée.
« Nous avons commencé à travailler hier soir et nous sommes en train de prendre connaissance des chiffres. Les objectifs doivent être annoncés avec réalisme », a-t-il déclaré lors de sa première conférence de presse. « Il est important que les mesures (...) soient présentées après avoir été mûries et négociées, pour pouvoir être approuvées par le Parlement », a-t-il souligné.
M. Meirelles a confirmé son intention de réformer le système déficitaire des retraites, de réformer la législation du travail et de « garantir une stabilisation de la dette publique ». La réforme des retraites « est une nécessité évidente comme dans beaucoup de pays » pour rééquilibrer ses comptes et garantir sa pérennité. « Nous allons fixer un âge minimum de départ à la retraite », a-t-il dit.
M. Meireilles n'a pas exclu des augmentations d'impôt « si elles sont nécessaires », car « nous allons donner priorité à la réduction de la dette publique ». Mais l'augmentation de la charge fiscale « devra avoir un caractère temporaire, car nous sommes conscients du niveau d'imposition déjà élevé au Brésil par rapport aux autres économies émergentes, et nous devons avoir pour objectif une réduction du niveau d'imposition », a-t-il expliqué.
« Nous devons contrôler l'augmentation des dépenses publiques. Les dépenses seront maintenues en termes nominaux mais nous devons diminuer l'indexation de l'économie brésilienne sur l'inflation », a-t-il souligné.
(Source : AFP)


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