US : ventes au détail
C'est l'une des déceptions économiques du début d'année : malgré une progression de leurs revenus, les ménages américains ont assez peu dépensé. En termes réels, les dépenses en biens ont stagné au T1, après une hausse de près de 4 % en 2015. Il y a plusieurs raisons de penser que ce mauvais résultat est temporaire. L'indice le plus concret est fourni par les ventes de véhicules qui ont enregistré un net rebond en avril (+5,1 %, après -5,6 %). Au-delà de ce facteur, les fondamentaux restent solides : le marché du travail est dynamique (+192 000 créations d'emplois par mois), la confiance n'a pas flanché et le taux d'épargne était un peu plus élevé au T1 (5,2 % vs 5,0 % au T4). Les ménages ont les moyens de consommer. Les ventes au détail sont attendues en hausse de +0,8 % par le consensus. Hors automobile, le résultat serait moindre mais nettement positif (+0,5 %). On sera attentif aux révisions des mois passés qui peuvent être significatives. Un tel rebond printanier donnerait un bon départ au T2, ce qui se verrait alors dans les chiffres de croissance du PIB. La tendance de la consommation des ménages va rester haussière mais une accélération durable est peu probable. L'excellent résultat de 2015 (+3.1 %) s'explique en partie par le contre-choc pétrolier dont l'impact peut être estimé entre 0,4 et 0,9 point. Cet effet va s'estomper peu à peu au cours de l'année et la croissance de la consommation devrait revenir sur une tendance plus basse en 2017, vers les 2 %, soit sa moyenne de 2011 à 2014.


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