Un militaire américain de la coalition antijihadistes a été tué, hier, lors d'une attaque du groupe État islamique (EI) contre les forces kurdes dans le nord de l'Irak. Selon un responsable militaire de la coalition dirigée par Washington, le militaire a été tué par un « tir direct » lorsque des membres de l'EI « ont traversé la ligne de front des peshmergas », les forces kurdes au nord de Mossoul, la deuxième ville irakienne et le bastion de l'organisation en Irak. Il assurait une mission de conseil et d'assistance, a précisé ce responsable. Des responsables de la Défense américains ont indiqué qu'il était membre des Navy Seals, prestigieuse composante des forces spéciales américaines. « Il s'agissait d'une attaque orchestrée avec des tirs et de multiples explosifs », a précisé l'un d'eux.
Près de 4 000 militaires américains sont présents en Irak dans le cadre de la coalition et pour conseiller et entraîner les forces gouvernementales, sans participer directement aux combats terrestres contre l'EI. Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a récemment annoncé, lors d'une visite à Bagdad, le déploiement de quelque 200 soldats supplémentaires et des hélicoptères d'attaque pour soutenir les forces irakiennes dans la reconquête de Mossoul.
Par ailleurs, les organisations internationales craignent qu'une opération militaire d'envergure pour reprendre Mossoul ne provoque un déplacement massif de population que l'Irak n'est pas en mesure de gérer. « Avec la poursuite de l'offensive militaire, 30 000 nouveaux déplacés » pourraient arriver dans la région de Makhmour « au cours des prochaines semaines », a averti hier le Haut-Commissariat pour les réfugiés (HCR) en référence à une ville au sud de Mossoul qui sert de principale base de l'opération militaire.
(Source : AFP)


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