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Économie - Koweït

Les grévistes du secteur pétrolier arrêtent leur mouvement

Des travailleurs du secteur pétrolier, en grève, le 17 avril. Stephanie McGehee/Reuters

Le Premier ministre koweïtien a tancé les grévistes du secteur pétrolier en rencontrant hier leurs représentants après l'arrêt d'une grève de trois jours qui avait engendré une envolée des cours du brut.
Cheikh Jaber Moubarak al-Sabah a discuté avec les syndicalistes de « l'impact négatif de la grève et de l'arrêt de la production dans les installations pétrolières vitales » de l'émirat, selon un communiqué. Même s'il a reconnu la nécessité de respecter les droits des travailleurs, le Premier ministre a estimé « impossible de les satisfaire sous la pression, les arrêts de travail et l'atteinte aux intérêts vitaux » du pays. Le syndicat n'a pas fait de commentaires après la rencontre. Le ministre du Pétrole par intérim Anas al-Saleh a indiqué mardi soir à la télévision que la compagnie pétrolière nationale voulait simplement réduire l'augmentation annuelle des salaires de 7,5 à 5 %.
La Kuwait Oil Corp. (KPC) a annoncé hier que, suite à la grève, le pays reviendrait à son niveau de production de 3 millions de barils par jour dans trois jours.
Le syndicat du secteur a mis fin hier à une « grève totale » entamée dimanche pour protester contre ce qu'il a présenté comme des réductions envisagées de salaires et de primes, et a annoncé la reprise du travail dans une volte-face. « Par respect et loyauté envers l'émir, nous avons décidé de mettre fin à la grève », a déclaré le syndicat dans un communiqué. « Nous faisons confiance à l'émir (...) pour la protection des droits des travailleurs pétroliers », a ajouté le syndicat dans ce texte posté sur son compte Twitter.
Les travailleurs ont commencé à rejoindre leurs postes et l'activité a repris dans les installations pétrolières, a confirmé cheikh Talal Khaled al-Sabah, porte-parole de la KPC. La production a baissé de moitié et les opérations de raffinage de plus de 40 % pendant les trois jours de grève, observés par des milliers de travailleurs.
Pour justifier sa volte-face, le syndicat a affirmé que la grève avait remporté « un grand succès » en permettant de faire passer un message aux autorités, à qui il demande en outre de ne pas sanctionner les grévistes.
Hier, après l'annonce de la fin de la grève, les prix du pétrole ont commencé en repli, mais ils ont fini en nette hausse après des statistiques américaines de bon augure, confirmant la tendance du marché à saluer les bonnes nouvelles plus fortement qu'il n'exprime ses déceptions. Le cours du baril de light sweet crude (WTI) pour livraison en mai, dont c'était le dernier jour de cotation, a gagné 1,55 dollar à 42,63 dollars sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), soit le niveau le plus élevé du contrat de référence depuis novembre. À Londres, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en juin a gagné 1,77 dollar à 45,80 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE), également au plus haut depuis novembre.
(Source : AFP)

Le Premier ministre koweïtien a tancé les grévistes du secteur pétrolier en rencontrant hier leurs représentants après l'arrêt d'une grève de trois jours qui avait engendré une envolée des cours du brut.Cheikh Jaber Moubarak al-Sabah a discuté avec les syndicalistes de « l'impact négatif de la grève et de l'arrêt de la production dans les installations pétrolières vitales » de l'émirat, selon un communiqué. Même s'il a reconnu la nécessité de respecter les droits des travailleurs, le Premier ministre a estimé « impossible de les satisfaire sous la pression, les arrêts de travail et l'atteinte aux intérêts vitaux » du pays. Le syndicat n'a pas fait de commentaires après la rencontre. Le ministre du Pétrole par intérim Anas al-Saleh a indiqué mardi soir à la télévision que la compagnie pétrolière...
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