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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les négociations de paix pour le Yémen reportées en l’absence des houthis

Un militant houthi à Sanaa. Khaled Abdullah/Reuters

L'Onu a annoncé le report sine die des négociations de paix sur le Yémen prévues hier à Koweït, en appelant les rebelles qui n'ont envoyé aucune délégation à se joindre aux pourparlers pour sauver leur pays.
« En raison de développements ces dernières heures, les négociations de paix ont été retardées », a indiqué le médiateur de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmad, sans annoncer de nouvelle date pour le lancement des pourparlers. « Nous travaillons pour surmonter les derniers défis et demandons aux délégations de montrer de la bonne foi et de participer aux négociations afin de parvenir à un règlement pacifique », a-t-il ajouté, en soulignant que les « prochaines heures seront cruciales ».
Le diplomate mauritanien a tenu à « remercier la délégation du gouvernement du Yémen pour son engagement et son arrivée à temps » à Koweït. Il a espéré voir les rebelles et leurs alliés, les
forces restées fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh, « ne pas manquer l'occasion d'épargner au Yémen plus de pertes humaines et de mettre fin au cycle des violences qui a embrasé le pays ».
Les rebelles houthis ainsi que leurs alliés n'ont pas envoyé de délégation en se plaignant de « violations saoudiennes » de la trêve instaurée le 10 avril à minuit au Yémen. Le gouvernement d'Abd Rabbo Mansour Hadi a dépêché ses représentants à Koweït, après avoir lui aussi accusé les rebelles de violations du cessez-le-feu. Les médias contrôlés par les rebelles affirment que les raids de l'aviation de l'Arabie saoudite, qui conduit une coalition arabe soutenant le pouvoir de M. Hadi, n'ont pas cessé en dépit du cessez-le-feu.

Trois morts dans une attaque rebelle
Sur le terrain, un colonel pro-Hadi et deux soldats ont été tués hier dans une attaque rebelle contre leur position dans la province de Marib, à l'est de Sanaa, ont indiqué des sources militaires en faisant état d'affrontements sporadiques au nord-est de Sanaa et d'une accalmie sur les autres lignes de front.
Évoquant vendredi devant le Conseil de sécurité le nouveau round de négociations, le médiateur de l'Onu a affirmé : « Nous n'avons jamais été aussi proches de la paix » et « il n'est pas question d'échouer ». L'une des principales divergences porte sur la mise en œuvre de la résolution 2216 de l'Onu, qui prévoit le retrait des rebelles de toutes les zones qu'ils occupent, y compris Sanaa, la restitution des armes lourdes à l'État et la relance du processus politique.
Les pourparlers, selon l'Onu, sont censés porter sur cinq grands sujets : « Le retrait des milices et des groupes armés, la restitution des armes lourdes à l'État, des arrangements intérimaires de sécurité, le rétablissement des institutions de l'État et la reprise d'un dialogue politique inclusif, en plus de la création d'une commission spéciale pour les prisonniers et les détenus. »

(Source : AFP)

L'Onu a annoncé le report sine die des négociations de paix sur le Yémen prévues hier à Koweït, en appelant les rebelles qui n'ont envoyé aucune délégation à se joindre aux pourparlers pour sauver leur pays.« En raison de développements ces dernières heures, les négociations de paix ont été retardées », a indiqué le médiateur de l'Onu Ismaïl Ould Cheikh Ahmad, sans annoncer de nouvelle date pour le lancement des pourparlers. « Nous travaillons pour surmonter les derniers défis et demandons aux délégations de montrer de la bonne foi et de participer aux négociations afin de parvenir à un règlement pacifique », a-t-il ajouté, en soulignant que les « prochaines heures seront cruciales ».Le diplomate mauritanien a tenu à « remercier la délégation du gouvernement du Yémen pour son engagement et son...
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