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Moyen Orient et Monde - Libye

Trois ambassadeurs européens retournent à Tripoli pour soutenir le gouvernement d’union

Les ambassadeurs britannique, français et espagnol, lors de leur conférence de presse, hier, à Tripoli. Ismail Zitouny/Reuters

Le retour hier en Libye des ambassadeurs de France (Antoine Sivan), d'Espagne (José Antonio Bordallo) et du Royaume-Uni (Peter Millet), après un an et demi d'absence, témoigne de la détermination de la communauté internationale de donner sa chance au nouveau gouvernement d'union nationale pour sortir le pays du chaos. Arrivés ensemble en fin de matinée, ces trois diplomates sont les premiers ambassadeurs européens à revenir à Tripoli depuis la décision des pays de l'Union européenne de fermer leurs missions, durant l'été 2014, à cause des combats.
MM. Millet, Sivan et Bordallo se sont rendus à la base navale de Tripoli, où siège temporairement le gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj. Ce dernier se trouvait à Istanbul hier. Ils se sont entretenus avec le vice-Premier ministre Ahmad Meitig, des responsables politiques et le maire de Tripoli.
« Ce gouvernement d'union doit exercer son autorité sur toutes les administrations et les institutions financières », a déclaré Romain Nadal, porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Il « peut compter sur le soutien de la France » pour « le renforcement de l'unité nationale et la lutte contre la menace terroriste », a-t-il ajouté. Paris « étudie » la réouverture de son ambassade à Tripoli et espère qu'elle pourra se concrétiser « rapidement, en prenant en compte la situation sécuritaire en Libye », a encore dit M. Nadal.
De nombreux autres pays ont également indiqué leur projet de reprendre pied à Tripoli. En recevant mardi le chef de la diplomatie italienne, Paolo Gentiloni, M. Sarraj avait plaidé pour le « retour des missions diplomatiques à Tripoli le plus tôt possible ». Le Premier ministre désigné compte sur cette reconnaissance internationale pour affirmer son pouvoir, encore extrêmement fragile 15 jours après son arrivée surprise à Tripoli. Depuis, cet ex-homme d'affaires et député issu d'une grande famille de la capitale a réussi à engranger de nombreux soutiens, notamment des institutions économiques et parmi les milices.

(Source : AFP)

Le retour hier en Libye des ambassadeurs de France (Antoine Sivan), d'Espagne (José Antonio Bordallo) et du Royaume-Uni (Peter Millet), après un an et demi d'absence, témoigne de la détermination de la communauté internationale de donner sa chance au nouveau gouvernement d'union nationale pour sortir le pays du chaos. Arrivés ensemble en fin de matinée, ces trois diplomates sont les premiers ambassadeurs européens à revenir à Tripoli depuis la décision des pays de l'Union européenne de fermer leurs missions, durant l'été 2014, à cause des combats.MM. Millet, Sivan et Bordallo se sont rendus à la base navale de Tripoli, où siège temporairement le gouvernement d'union nationale dirigé par Fayez al-Sarraj. Ce dernier se trouvait à Istanbul hier. Ils se sont entretenus avec le vice-Premier ministre Ahmad Meitig, des...
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