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Disparus de la guerre civile : S'ils pouvaient témoigner...

« J’ai disparu lors du massacre de Sabra et Chatila »

Pour préserver l'espoir

Pour que la cause des personnes disparues au Liban ne tombe pas dans l'oubli, l'ONG Act for the Disappeared a lancé le projet « Fus'hat amal »*. Dans ce cadre, nous publions une série de témoignages fictifs qu'auraient apportés des Libanais arrachés à leur milieu familial et social.

OLJ
13/04/2016

J'avais 13 ans le jour où j'ai disparu. C'était le 17 septembre 1982, lors des événements qui sont aujourd'hui tristement connus sous le nom du « massacre de Sabra et Chatila ».
J'étais l'un des meilleurs élèves de ma classe. J'adorais aller à l'école. J'aimais beaucoup écrire et mémoriser ce qu'on étudiait, comme les poésies ou les noms de ceux qui ont marqué l'histoire. Je passais aussi mon temps à jouer avec mes amis dès que l'école se terminait. La guerre nous laissait ces quelques moments d'insouciance.
J'avais 13 ans, mais ma mère me disait souvent qu'elle voyait déjà l'adulte que je deviendrais et que le temps passait trop vite. Pourtant, à mon âge, j'avais toujours peur du noir. Et quand j'ai disparu, c'est ce que ma mère craignait le plus. Elle avait peur que je ne sois retenu dans le noir quelque part. Elle connaissait mes peurs. Les peurs d'un enfant de 13 ans.
Mon nom est Ahmad Faysal Dirawi.
Ne laissez pas mon histoire s'interrompre ici.

* « Fus'hat amal » est une plateforme numérique qui rassemble les histoires des personnes disparues au Liban. Le projet est financé par le Comité international de la Croix-Rouge, l'Union européenne, le National Endowment for Democracy et la Fondation Robert Bosch.
Des histoires d'autres personnes ayant disparu durant la guerre sont disponibles sur le site web de Fus'hat amal à l'adresse : www.fushatamal.org
Si vous êtes un proche d'une personne disparue, vous pouvez partager son histoire sur le site du projet ou contacter Act for the Disappeared aux 01/443104, 76/933306.

 

 

Les témoignages précédents
« J'étais au travail quand j'ai reçu un appel des services de renseignements syriens »

« Quelque part entre Beyrouth et Saïda, j'ai été enlevée »

« J'ai disparu lors de l'une de mes escapades chez mes grands-parents »

 

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