Le Premier ministre français Manuel Valls a choisi de privilégier l'avenir de la « relation stratégique » entre Paris et Alger à l'occasion d'une visite boycottée par des médias français.
« Mes messages sont passés », a assuré hier M. Valls au sujet de la controverse qui a précédé son voyage à Alger, née du refus des autorités algériennes d'accorder un visa à des journalistes du quotidien Le Monde et de l'émission Le Petit Journal de la chaîne Canal+ qui voulaient suivre le déplacement du Premier ministre. « Je vais exprimer mon grand respect (...) et notre soutien au président Bouteflika », a indiqué Manuel Valls pour tenter de clore la controverse. Des journalistes français ayant fait le déplacement à Alger ont d'ailleurs lu une déclaration hier lors de la conférence de presse conjointe du chef du gouvernement français et de son homologue algérien Abdelmalek Sellal. « Nous avons fait le choix de privilégier notre mission d'informer » en venant à Alger, ont-ils dit, mais « nous tenions à exprimer notre profond désaccord et notre émotion face a cette décision (de refus de visas), contraire à toutes les pratiques, qui vise à sanctionner ces médias ».
M. Sellal a répondu que la décision a été prise parce que « un journal respecté et respectable (NDLR : Le Monde) a porté atteinte à l'honneur et au prestige » du président algérien Abdelaziz Bouteflika « de manière gratuite ». « On ne touchera jamais à la liberté de la presse », a ajouté M. Sellal. Mardi, la une du quotidien français montrait une photo de M. Bouteflika parmi celles de dirigeants mis en cause dans le scandale financier des Panama Papers. Le Monde a ensuite précisé que le nom du chef de l'État algérien n'apparaissait pas dans les révélations sur cette affaire.
Moyen Orient et Monde
Valls joue l’apaisement à Alger où sa visite est boycottée par des médias français
OLJ / le 11 avril 2016 à 00h00


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