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Économie - Diplomatie Économique

La France veut rester « le partenaire économique majeur » de l’Algérie

Le Premier ministre français Manuel Valls et son homologue algérien Abdelmalek Sellal lors d’une conférence de presse conjointe hier à Alger. Farouk Batiche/AFP

La France veut rester « le partenaire économique majeur » de l'Algérie, a déclaré hier le Premier ministre français Manuel Valls en visite officielle à Alger, alors qu'elle s'est fait détrôner par la Chine comme premier partenaire commercial.
Après avoir brièvement réagi sur la controverse née du refus des autorités algériennes d'accorder un visa à certains journalistes français (voir également en page 11), lors de la conférence de presse avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, M. Valls a recommandé de se « tourner vers l'avenir » car, selon lui, « rien ne doit entraver » la relation bilatérale entre la France et l'Algérie, qui a pris « un tour exceptionnel depuis 2012 », date de la première visite du président François Hollande.

Une quarantaine d'accords
« On doit continuer », a-t-il insisté après la réunion du Haut-Comité intergouvernemental mixte, une « démonstration éclatante » de cette nouvelle lune de miel qui s'est concrétisée par la signature d'une quarantaine d'accords économiques et institutionnels.
M. Valls, aux côtés du Premier ministre algérien et de son ministre de l'Industrie Abdeslam Bouchouareb, a notamment assisté à la signature d'un « nouveau pacte d'actionnaires » pour agrandir une usine de matériel ferroviaire codétenue par le groupe français Alstom. Inaugurée l'an dernier, cette usine fournit déjà des tramways mais doit produire, à partir de début 2019, des trains pour le marché local. Alger devrait lui passer commande de 98 trains régionaux et intercités Coradia « fin 2016 ou début 2017 », a précisé à l'AFP une porte-parole du groupe français. À raison d'un train par mois environ, cette commande représente un peu plus de huit ans d'activité pour l'usine située à Annaba (Nord-Est), dont la surface va passer de 46 000 à 190 000 m2, ce qui créera 270 emplois directs, en sus des 240 existants.
Le groupe d'oléagineux Avril a signé une lettre d'intentions avec la société algérienne Djadi pour la création d'une usine de sauces condimentaires sous marque Lesieur et la société Rouiller a noué un accord avec l'algérienne Asmidal pour créer une co-entreprise dans le domaine des phosphates.
« Quatre ou cinq » autres accords sont « en cours de maturation, en fin de discussion », a annoncé M. Bouchouareb, évoquant un projet d'implantation industrielle en Algérie du constructeur automobile français PSA. Cet accord, « en voie de finalisation », sera selon lui signé « dans un proche avenir ».
Quelques heures auparavant, M. Valls avait souligné que la France était « déjà le premier investisseur, hors hydrocarbures, dans ce pays, et le deuxième partenaire commercial, avec un volume d'échanges qui ne cesse d'augmenter ». « Ce partenariat (économique) doit continuer à se développer. Ce qui veut dire d'abord pour la France : demeurer le partenaire économique majeur de l'Algérie », avait-il ainsi affirmé à l'ouverture d'un forum d'affaires à Alger.
En 2015, la Chine était la première partenaire commerciale de l'Algérie avec une part de 14,1 % des échanges. La France n'arrivait qu'en deuxième position avec 10,9 %, une part en baisse par rapport aux 12 % enregistrés en 2012.
L'Algérie connaît un coup de frein de son taux de croissance du fait de l'effondrement du prix du pétrole, pénalisant son commerce extérieur et sa consommation.

(Source : AFP)

La France veut rester « le partenaire économique majeur » de l'Algérie, a déclaré hier le Premier ministre français Manuel Valls en visite officielle à Alger, alors qu'elle s'est fait détrôner par la Chine comme premier partenaire commercial.Après avoir brièvement réagi sur la controverse née du refus des autorités algériennes d'accorder un visa à certains journalistes français (voir également en page 11), lors de la conférence de presse avec son homologue algérien, Abdelmalek Sellal, M. Valls a recommandé de se « tourner vers l'avenir » car, selon lui, « rien ne doit entraver » la relation bilatérale entre la France et l'Algérie, qui a pris « un tour exceptionnel depuis 2012 », date de la première visite du président François Hollande.
Une quarantaine d'accords« On doit continuer », a-t-il...
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