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Moyen Orient et Monde - Ue / Référendum

Après le «non» néerlandais sur l’Ukraine, les eurosceptiques crient victoire

Quelques mois avant le vote des Britanniques sur un éventuel Brexit, les résultats du vote aux Pays-Bas sont un nouveau camouflet pour l'unité européenne.

Des membres de la commission électorale comptant les bulletins de vote du référendum néerlandais. Catrinus Van der Veen/ANP/AFP

Le «non» néerlandais à un accord entre l'UE et l'Ukraine est un nouveau camouflet pour l'unité européenne alors que les eurosceptiques saluent une « motion de défiance » envers Bruxelles, quelques mois avant le vote des Britanniques sur un éventuel Brexit. L'UE fait déjà face à des divisions profondes sur la manière de gérer la crise migratoire, la plus importante sur le continent depuis la Seconde Guerre mondiale, mais aussi les problèmes financiers de plusieurs pays membres, dont la Grèce.
Malgré un faible taux de participation à cette consultation populaire, à peine au-delà du seuil nécessaire à sa validation, son résultat place le gouvernement néerlandais devant un dilemme sur la marche à suivre, estiment les analystes. Plus de 60 % des électeurs s'étant rendus aux urnes ont rejeté cet accord d'association, qui vise à renforcer le dialogue politique ainsi que les échanges politiques et commerciaux entre l'UE et Kiev. Mais, de l'avis même de ses organisateurs, ce vote répond à une animosité plus générale envers Bruxelles.
Il a d'ailleurs été salué comme une « victoire éclatante » par les mouvements eurosceptiques, notamment par le député néerlandais Geert Wilders : « Il s'agit d'une nouvelle motion de défiance du peuple contre les élites de Bruxelles et de La Haye. » La présidente du parti français d'extrême droite Front national, Marine Le Pen, a qualifié la victoire du non de « triomphe des forces patriotes », ajoutant sur Twitter soutenir « de toutes (ses) forces » la sortie de l'UE de la Grande-Bretagne. Pour le Britannique Matthew Elliott, directeur du mouvement Vote Leave en faveur du Brexit, « les citoyens à travers l'Europe en ont marre de donner plus d'argent et plus de pouvoir à des bureaucrates sans visage. Le public britannique n'est pas différent. »

Une question différente
Le Premier ministre britannique David Cameron a espéré que le non néerlandais « n'affectera pas » le vote de juin, car il s'agit, selon lui, « d'une question très différente ». Il est néanmoins « important que les institutions européennes et le gouvernement néerlandais écoutent attentivement ce que disent les électeurs, pour essayer de comprendre et de travailler » sur ce résultat, a ajouté M. Cameron.
La balle est désormais dans le camp du gouvernement néerlandais : Donald Tusk, le président du Conseil européen, a affirmé avoir besoin d'entendre les conclusions tirées par le Premier ministre Mark Rutte, ainsi que « ses intentions ». Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, « triste » du résultat, attend également la décision de La Haye sur « la marche à suivre ».
Les résultats définitifs sont attendus mardi prochain, mais M. Rutte a d'ores et déjà annoncé que si le vote était validé, l'accord d'association ne pourrait être ratifié « tel quel ». Selon la Commission européenne, l'accord serait appliqué « provisoirement », même si « en pratique » il n'est pas ratifié.
Pour le président ukrainien Petro Porochenko, le non néerlandais, salué par la Russie, n'est « pas un obstacle sur le chemin de l'Ukraine vers l'Europe ». Son prédécesseur avait été évincé du pouvoir en 2013 pour y avoir renoncé au dernier moment, sous la pression de Moscou.
(Source : AFP)

Le «non» néerlandais à un accord entre l'UE et l'Ukraine est un nouveau camouflet pour l'unité européenne alors que les eurosceptiques saluent une « motion de défiance » envers Bruxelles, quelques mois avant le vote des Britanniques sur un éventuel Brexit. L'UE fait déjà face à des divisions profondes sur la manière de gérer la crise migratoire, la plus importante sur le continent depuis la Seconde Guerre mondiale, mais aussi les problèmes financiers de plusieurs pays membres, dont la Grèce.Malgré un faible taux de participation à cette consultation populaire, à peine au-delà du seuil nécessaire à sa validation, son résultat place le gouvernement néerlandais devant un dilemme sur la marche à suivre, estiment les analystes. Plus de 60 % des électeurs s'étant rendus aux urnes ont rejeté cet accord...
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