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À La Une - liban

Réseau de prostitution : Machnouk répond aux accusations contre les FSI

Walid Joumblatt affirme que ce réseau est en place "depuis plusieurs années et avec la complicité de hauts responsables au sein de la police des mœurs".

Le ministre libanais de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a chargé mardi l'inspecteur général au sein des Forces de sécurité intérieure, Joseph Kallas, de mener une enquête interne sur le réseau de prostitution mis au jour jeudi dernier par la police. Photo Ani

Le ministre libanais de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a chargé mardi l'inspecteur général au sein des Forces de sécurité intérieure, Joseph Kallas, de mener une enquête interne sur le réseau de prostitution mis au jour jeudi dernier par la police.

Cette décision du ministre de l'Intérieur intervient après que le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a affirmé aujourd'hui que ce réseau de prostitution est en place "depuis plusieurs années et avec la complicité de hauts responsables au sein de la police des mœurs". "C'est un officier à la conscience libre qui a découvert ce réseau par accident", a expliqué M. Joumblatt. 

Le bureau de presse de M. Machnouk s'est élevé contre les accusations faites sur les réseaux sociaux à l'adresse du ministère de l'Intérieur "ces deux derniers jours". "Accuser le ministère de l'Intérieur a pour but de détourner les regards des véritables coupables", peut-on lire dans un communiqué.
"La question a atteint un point où des accusations mensongères sont faites et le ministère de l'Intérieur considère que la poursuite de cette campagne sur les réseaux sociaux constituerait un puni par la loi", est-il également écrit. 

La direction générale des FSI a également publié mardi un communiqué en réponse à "la campagne systématique menée sur les réseaux sociaux en vue de saper la crédibilité et la transparence des FSI". "La direction générale dément ce qui a été relayé sur les réseaux sociaux et assure qu'elle fait son devoir en se conformant à la loi et sous la supervision de l'autorité judiciaire compétente", est-il précisé dans le communiqué. "En ce qui concerne l'enquête sur le réseau de trafic des personnes, les personnes impliquées seront poursuivies jusqu'à leur arrestation".

Plus tôt dans la matinée, la clinique du gynécologue impliqué dans le réseau de trafic humain a été définitivement fermée et scellée par la police, sur ordre du ministère de la Santé. Le ministère a également annoncé avoir retiré à R. A. et à une infirmière, également impliquée, le droit d'exercer. Avec l'aide de l'infirmière, le gynécologue aurait pratiqué plus de 200 avortements sur les esclaves sexuelles victimes de ce réseau, considéré comme le plus important au Liban depuis 2011. Non moins de 75 jeunes femmes, pour la plupart syriennes, avaient été libérées dans le cadre de cette opération de police.

Le ministre libanais de l'Intérieur, Nouhad Machnouk, a chargé mardi l'inspecteur général au sein des Forces de sécurité intérieure, Joseph Kallas, de mener une enquête interne sur le réseau de prostitution mis au jour jeudi dernier par la police.
Cette décision du ministre de l'Intérieur intervient après que le chef du Parti socialiste progressiste, Walid Joumblatt, a affirmé...
commentaires (1)

Une pluie de scandales et nos responsables sont tous impuissants .

Sabbagha Antoine

23 h 19, le 05 avril 2016

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Commentaires (1)

  • Une pluie de scandales et nos responsables sont tous impuissants .

    Sabbagha Antoine

    23 h 19, le 05 avril 2016

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