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Liban - La Situation

Les rendez-vous internationaux se multiplient... et promettent

Michael Klimentyev/Sputnik/Kremlin /Reuters

Les convergences d'intérêt des États-Unis et de la Russie en Syrie et dans la région offrent une chance précieuse d'apaisement – en attendant une solution définitive – que les Libanais ne doivent pas manquer. C'est le conseil que, nuit et jour, la communauté internationale adresse aux Libanais. La dynamique diplomatique qui prend le dessus sur la dynamique militaire devrait se traduire au Liban par une sortie des tranchées politiques d'où s'épient, depuis des années, les protagonistes de la crise. Et c'est ce que Saad Hariri semble avoir compris, en sortant de son camp vers Sleiman Frangié, et en rencontrant hier l'homme fort du Kremlin.

La rencontre entre le chef du courant du Futur comprenait un tête-à-tête, puis une réunion ouverte aux conseillers. Aux côtés de Saad Hariri ont siégé Nouhad Machnouk, le ministre de l'Intérieur, Ghattas Khoury (ancien député, conseiller), Nader Hariri, le chef de cabinet de M. Hariri, et Georges Chaabane, son conseiller aux affaires russes. Assistait à la rencontre Mikhaïl Bogdanov, vice-ministre des Affaires étrangères et représentant personnel de M. Poutine en Extrême-Orient. L'entretien a porté sur des sujets proprement libanais, comme celui du vide présidentiel et des sujets régionaux, avec les efforts pour reconstruire l'avenir politique de la Syrie sur de nouvelles bases.

Il y a certes eu une concordance de points de vue entre Poutine et Saad Hariri sur certains points, rapporte un communiqué, mais dans un entretien accordé à la chaîne de télévision Russie 24 émettant en anglais, M. Hariri n'a pas caché que « la Syrie a deux problèmes, Daech et Bachar el-Assad ».
Même sur cette question délicate, les divergences ne sont pas totales, semble-t-il. En effet, beaucoup interprètent le retrait partiel russe de Syrie comme une façon de dire au président syrien que le temps du compromis était arrivé. Par ailleurs, les initiatives unilatérales du pouvoir syrien n'impressionnent plus. Ainsi, il est certain que les élections législatives anticipées que Bachar el-Assad a l'intention d'organiser en Syrie n'obtiendront aucune reconnaissance internationale, si elles ont lieu. Une page de la vie syrienne est définitivement tournée, même si la Russie laisse planer le doute sur l'avenir politique de Bachar el-Assad et affirme que c'est aux Syriens d'en décider.

Pour ce qui concerne le Liban, l'impression pénible qui prévaut, c'est que les Libanais ne décident plus de grand-chose, et que c'est à l'étranger que tout se passe. Comme il l'était à Moscou, le Liban l'était également hier dans les entretiens que François Hollande a eus avec Barak Obama. Le chef de l'État français, apprenait-on hier, sera en visite au Liban le 16 avril. D'autres rendez-vous sont également prévus pour ce mois d'avril qui commence. Et qui promet. En perspective, en particulier, la visite du chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, à Téhéran, la réunion à Istanbul de l'Organisation de la conférence islamique, la visite que le président iranien Hassan Rohani doit effectuer en Arabie saoudite, et peut-être un déplacement du souverain wahhabite à Moscou.

C'est au-dessus de cet extraordinaire filet de sécurité que se poursuit un ballet local dont la stérilité ressort un peu plus chaque jour. Sur fond de polémiques constitutionnelles répétitives, Conseil des ministres, conférence du dialogue et séance de vote présidentiel se succèdent depuis des mois, mais ne mènent plus à grand-chose. La population est lasse de ce fade menu quotidien ponctué de scandales de corruption.

Même les intermèdes qui donnent l'illusion du mouvement sont, au fond, profondément statiques, comme la fermeture des bureaux de la télévision saoudienne al-Arabiya et le mesquin « poisson d'avril » dessiné hier par le quotidien saoudien al-Chark al-Awsat – heureusement retiré quelques heures plus tard de son site Internet. Non, le Liban n'est pas un poisson d'avril, le Liban est un pays déçu par une politique étrangère saoudienne réactive plutôt qu'active, qui laisse la place libre à son rival et lui fait perdre jusqu'à ses amis.
Riyad doit l'admettre, et cette observation est désormais commune : au Liban, le jeu de Téhéran pèse plus lourd que le sien et sa gesticulation de noyé, plutôt que de l'aider, ne fait que l'enfoncer d'avantage. Du jeu perdant que l'Arabie a engagé, elle n'en saurait sortir que par le haut, par la fidélité à ses engagements et au patrimoine arabe de noblesse dont elle se veut l'héritière.

 

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Les convergences d'intérêt des États-Unis et de la Russie en Syrie et dans la région offrent une chance précieuse d'apaisement – en attendant une solution définitive – que les Libanais ne doivent pas manquer. C'est le conseil que, nuit et jour, la communauté internationale adresse aux Libanais. La dynamique diplomatique qui prend le dessus sur la dynamique militaire devrait se traduire au Liban par une sortie des tranchées politiques d'où s'épient, depuis des années, les protagonistes de la crise. Et c'est ce que Saad Hariri semble avoir compris, en sortant de son camp vers Sleiman Frangié, et en rencontrant hier l'homme fort du Kremlin.
La rencontre entre le chef du courant du Futur comprenait un tête-à-tête, puis une réunion ouverte aux conseillers. Aux côtés de Saad Hariri ont siégé Nouhad Machnouk, le...
commentaires (13)

Saad Hariri reste le bon Samaritain pour faire entendre la voix de la modération et du vrai patriotisme.

Tony BASSILA

15 h 58, le 02 avril 2016

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Commentaires (13)

  • Saad Hariri reste le bon Samaritain pour faire entendre la voix de la modération et du vrai patriotisme.

    Tony BASSILA

    15 h 58, le 02 avril 2016

  • Ok en politique les libanais ne décident rien. Et pour les poubelles? Non plus?

    PPZZ58

    15 h 58, le 02 avril 2016

  • M Harrir:« la Syrie a deux problèmes, Daech et Bachar elAssad » ET OU EST PASSEE LE PROBLEME RUSSE DONT LES INTERVENTIONS ONT PERMIS DE SAUVER/COMPLIQUER LE PROBLEME ASSAD? LA MORALE DE L'HISTOIRE: SI LE FRONT ANTI ASSAD VEUT EN FINIR AVEC LE GANGSTER ASSADE IL DOIT GLORIFIER SON PARRAIN PUTIN.

    Henrik Yowakim

    15 h 05, le 02 avril 2016

  • le Liban n'est pas un poisson d'avril, le Liban est un pays déçu par une politique étrangère saoudienne AVANT DE CRITIQUER L"ASSHARK EL AWSATT ,IL FAUDRAIT BIEN VOIR / REGARDER /LIRE LA CARICATURE QUI MENTIONNE LE TERME "ETAT LIBANAIS" QU'IL NE FAUT PAS CONFONDRE AVEC "LE LIBAN". SI EN THEORIE UN ETAT REPRESENTE UN PAYS, L'ETAT LIBANAIS NE REPRESENTE PLUS QUE LES INTERETS D'UN PARTI TOTALITAIRE PLUS CONNU SOUS LE NOM DU HIZBOLLAH ET QUI A LE 7 MEEE 2OO8 ENVAHI , VANDALISEE ET TERRORISEE ,LA CAPITALE DE SON PROPRE PAYS. SOUS LE REGARD INDIFFERENT/BIENVEILLANT DES MAITRES NAGEURS ET DES SFORCES DE SECURITEE DE CET ETAT/POISSON NAUFRAGEE. ET C'EST AVEC DE LA NOVBLE LITTERATURE DE BOY SCOUT QUE L'ON CROIT CHANGER L'AMERE REALITE?

    Henrik Yowakim

    14 h 56, le 02 avril 2016

  • "Si, le Liban est devenu presque un poisson d'avril, un bled ligoté par une politique étrangère étrange iranienne et Per(s)cée agressive, qui laisse la place libre à son héZébbb pour y faire comme bon lui semble et lui fait perdre ainsi à ce patelin jusqu'à ses amis les plus importants comme La Frannnce !".

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    11 h 04, le 02 avril 2016

  • Le plus beau des bébés ne peut naître qu'avec les plus terribles des contractions de sa génitrice. Il a fallu tout ça pour que saad se rende à Moscou, 5 ans plus tard. Il a fallu ça pour que les comploteurs occidentaux alliés des salafobensaouds comprennent que sur place des forces de résistance n'allaient pas laisser faire. Il a fallu ça pour qu'on se rende compte que les menaces pouvaient déborder sur le sanctuaire des voleurs de terre de la Palestine usurpée des chrétiens et des sunnites, abandonnés par leurs mères respectives . Et enfin il faudra ça pour qu'on se rende compte que le héros Assad peut être là où pas, Le génial H.N aussi , la Syrie et le Liban seront sous influence irano russe , et ces nouvelles puissances regionales et mondiales n'ont pas besoin d'autant de bruit pour comprendre qui est avec eux et contre eux . Fin de la berceuse !

    FRIK-A-FRAK

    10 h 56, le 02 avril 2016

  • IL FAUT COMPRENDRE UNE FOIS POUR TOUTE QUE LES ASSASSINS DU LIBAN SONT SES PROPRES ENFANTS... PERSONNE NE LEUR EXPORTE SES CRISES, ILS LES IMPORTENT EUX-MEME ET LES FONT LEURS... UNE DES PARTIES ENORMEMENT PLUS QUE LES AUTRES...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    10 h 13, le 02 avril 2016

  • Le Liban devra en effet toutes confessions confondues profiter de cette paix et avoir enfin son président dela république .

    Sabbagha Antoine

    08 h 37, le 02 avril 2016

  • LE DERNIER PARAGRAPHE DIT TOUT...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    08 h 27, le 02 avril 2016

  • Article virtuellement charmeur...Même que j'en suis tout ému...je ne sais pas, s'il faut rire ou pleurer...?

    M.V.

    08 h 22, le 02 avril 2016

  • "Non, le Liban n'est pas un poisson d'avril." ! Ah bon ? La Méthode Coué alors, c'est mieux ? "En fait, ce (Liban?) doit enfin l'admettre, et cette observation est désormais commune : Ici, dans ce (pays!), le jeu de ce héZébbb Per(s)cé pèse plus lourd que le sien ; et sa Niaiiise gesticulation de noyé, plutôt que de l'aider, ne fait que l'enfoncer d'avantage. Du jeu perdant que ce Liban dorénavant Per(s)cé du fait de ce héZébbb a engagé, il n'en saurait sortir que par le haut par la fidélité à ses engagements et au patrimoine arabe de noblesse dont il ferait mieux de rester l’héritier." ! Yâ hassértéééh !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    08 h 00, le 02 avril 2016

  • non il fallait un coup de fouet les libanais pensent que le monde leur doit qlq chose ... CE N'EST PAS LE CAS ... car quand meme les grands se faisait la guerre par libanais interposes, il y a forcement eu accords de ces memes libanais !! pour faire court il y a eu consentement de certains libanais de jouer ce jeu la .. comme a la tele certaine personnes dechire des photos de presidents libanais et mets sur sa tete celui d'un autre pays !! A QUI LA FAUTE ?! meme si on etait pas d'accords avec sa politique la bienséances des êtres civiliser je dirais cultiver demande de respecter la position qu'occupait se dernier .. MAIS JE COMPREND DEPUIS LONGTEMPS CEUX LA NE VEULENT PAS D'UN LIBAN MAIS D'UNE GRANDE SYRIE !!

    Bery tus

    04 h 46, le 02 avril 2016

  • QUELLE EST LA FACON LA PLUS HONORABLE, DE SE METTRE À GENOUX DEVANT L'IRAN OU L'ARABIE SAOUDITE ? C'EST LA QUESTION QUE SE POSENT LES LIBANAIS. IL FAUT L'ADMETTRE, LE PEUPLE LIBANAIS EST UN PEUPLE SOUMIS. C'EST UNE RÉALITÉ.

    Gebran Eid

    04 h 37, le 02 avril 2016

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