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Économie - Diplomatie Économique

Après le Rafale, la France espère engranger de nouveaux succès au Qatar

Le ministre de la Défense français Jean-Yves Le Drian s'est rendu hier à Doha, au Salon de l'industrie militaire navale Dimdex, pour continuer à promouvoir les intérêts de l'armement hexagonal.

Le ministre de la Défense français, Jean-Yves Le Drian (à gauche), et son homologue qatari, Khaled ben Mohammad al-Attiya, hier au Salon Dimdex à Doha. Photo archives AFP

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a défendu hier les couleurs de l'industrie française de l'armement, sur les rangs pour de juteux contrats au Qatar dans la foulée du succès de l'avion de combat Rafale.
« Le Qatar est un partenaire stratégique de la France. Il ne faut pas mégoter sur les mots », a déclaré M. Le Drian en marge du Salon de l'industrie militaire navale Dimdex à Doha, en référence à la proximité de vues entre les deux pays sur la situation régionale et aux liens de défense bilatéraux. Signe le plus concret de ce partenariat, l'armée qatarie a passé commande de 24 Rafale en 2015 pour 6,3 milliards d'euros (7 milliards de dollars). « Ce succès, je l'espère, en appellera d'autres », a esquissé le ministre devant les industriels français présents au Dimdex (Doha International Maritime Defense Exhibition).
Le groupe de construction navale militaire DCNS est candidat pour la vente de trois frégates antimissiles au Qatar – un marché de trois à quatre milliards d'euros (3,4 à 4,5 milliards de dollars) –, et le constructeur Nexter pour celle de 300 véhicules de combat de type VBCI (deux milliards d'euros). « Peut-être que le chiffre 13 est un chiffre de chance », a lancé le ministre qui effectuait son 13e déplacement à Doha depuis sa prise de fonctions en mai 2012. De son côté, le secrétaire britannique à la Défense, Michael Fallon, présent également au Dimdex, a affirmé que la commande de Rafale français n'avait pas éliminé les chances britanniques de vendre des Typhoon.
Au Dimdex, M. Le Drian a fait le tour de plusieurs stands tricolores avec le jeune émir du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad al-Thani, visiblement très à l'aise en français. « Je connais », a souri l'émir devant le stand de Dassault, constructeur du Rafale. M. Le Drian a aussi eu l'occasion de vanter les mérites du « made in France » lors d'un entretien avec le ministre d'État qatari à la Défense, Khaled ben Mohammad al-Attiya. À l'appui du savoir-faire français, la frégate L'Aconit, déployée dans la région, avait fait escale au Dimdex, aux côtés de sept autres bâtiments étrangers (britannique, italien, indien...).
Le Qatar, soutien actif des Frères musulmans et de groupes armés radicaux en Syrie, est un allié jugé parfois encombrant pour Paris, même s'il rejette, comme l'Arabie saoudite, tout lien politique ou financier avec le groupe État islamique. « Nous parlons très franchement (...). Nous avons une relation saine », a riposté M. Le Drian aux critiques politiques en France sur la proximité entre les deux pays.

Le prix du baril, trouble-fête
DCNS est en concurrence avec une offre de l'italien Fincantieri. Doha, qui veut acquérir ces bâtiments avant le Mondial de football de 2022, devrait annoncer d'ici à l'été sur quel constructeur se porte son choix, la première livraison devant intervenir dès 2021.
Le Qatar a par ailleurs entrepris la modernisation de son armée de terre avec, outre 60 chars Leopard-2 allemands commandés en 2013, un appel d'offres pour 300 véhicules de combat. En 2014, Doha a également signé une lettre d'intention pour l'achat de 22 hélicoptères européens NH90. Ce contrat de près de deux milliards d'euros (2,2 milliards de dollars) est « prêt, mais pas encore signé », relève-t-on à Paris. Les appareils doivent être fabriqués en France et en Italie.
L'effondrement des prix des hydrocarbures a bousculé le calendrier d'acquisitions du Qatar, en difficulté budgétaire comme d'autres pays du Golfe, et qui du coup a fait des frégates sa priorité.
Le Qatar constitue un enjeu important à l'export pour DCNS en 2016, avec l'Égypte et l'Australie. Le Caire pourrait commander deux corvettes Gowind supplémentaires au constructeur français – outre les quatre déjà négociées – et deux bateaux plus petits pour un total de 500 millions d'euros (560 millions de dollars), selon plusieurs sources françaises.
DCNS est également sur les rangs pour le « contrat du siècle », la vente de 12 sous-marins à l'Australie pour plus de 20 milliards d'euros (22,4 milliards de dollars). Sur ce créneau, la partie s'annonce toutefois très serrée face à l'allemand ThyssenKrupp et à un consortium japonais.
(Source : AFP)

Le ministre français de la Défense, Jean-Yves Le Drian, a défendu hier les couleurs de l'industrie française de l'armement, sur les rangs pour de juteux contrats au Qatar dans la foulée du succès de l'avion de combat Rafale.« Le Qatar est un partenaire stratégique de la France. Il ne faut pas mégoter sur les mots », a déclaré M. Le Drian en marge du Salon de l'industrie militaire navale Dimdex à Doha, en référence à la proximité de vues entre les deux pays sur la situation régionale et aux liens de défense bilatéraux. Signe le plus concret de ce partenariat, l'armée qatarie a passé commande de 24 Rafale en 2015 pour 6,3 milliards d'euros (7 milliards de dollars). « Ce succès, je l'espère, en appellera d'autres », a esquissé le ministre devant les industriels français présents au Dimdex (Doha International...
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