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Liban - Coopération

L’USaid lance un projet pour l’amélioration de l’eau potable

L'agence américaine de développement a alloué un budget de 65 millions de dollars pour l'assainissement des ressources en eau.

Le chargé d’affaires américain Richard Jones lors de son intervention. Photo Ani

Dans le cadre de sa mission visant à améliorer les services publics et à assurer un niveau de vie décent aux Libanais, l'Agence américaine pour le développement international (USaid) a lancé hier à l'hôtel Le Royal (Dbayé), en collaboration avec le ministère de l'Énergie et de l'Eau, le Projet de l'eau au Liban (LWP), destiné à fournir aux différentes régions du pays des moyens d'accéder à une eau potable propre et à renforcer les capacités pour une bonne gouvernance des ressources hydriques au Liban.
Le projet a été présenté par le chargé d'affaires américain Richard Jones. Étaient présents à la cérémonie la conseillère du ministre de l'Énergie et de l'Eau, Arthur Nazarian, Randa Nemer, des représentants de l'USaid et des délégués de l'Office national du Litani et des quatre établissements publics de gestion de l'eau (Beyrouth et Mont-Liban, Békaa, Liban-Nord, Liban-Sud) concernés par le programme.

Pour une politique durable de l'eau
Soulignant l'importance vitale et économique de l'eau, Richard Jones a présenté le LWP (Lebanon water project) comme « un événement marquant du partenariat américano-libanais en ce sens qu'il aide à orienter l'avenir de l'eau au Liban et recherche le bien-être des Libanais ». Il a mis l'accent sur les défis auxquels fait face le secteur hydrique, notamment la rareté et la non-fiabilité de l'eau, ainsi que le manque de compétences au niveau de la gestion des ressources. Il a insisté sur la nécessité de « développer les outils d'une politique efficace et durable ».
M. Jones a par ailleurs rappelé que la coopération des États-Unis dans ce domaine remonte aux années 50, citant principalement les projets du Litani et du barrage de Qaraoun.

Dans le même sens, un documentaire a égrené les réalisations effectuées à ce jour par l'USaid, de la construction de bassins pour dépolluer les eaux du Litani à l'envoi d'experts chargés de former les potentiels humains, en passant par la mise en place de compteurs, l'informatisation de la comptabilité et l'implantation de laboratoires modernes. Un investissement de 180 millions de dollars, étalé sur quinze ans, qui, selon l'agence américaine, a conduit à l'accroissement de la production de l'eau et à l'amélioration de sa qualité, permettant à plus de deux millions de personnes d'en bénéficier.

(Lire aussi : Constat accablant : des matières fécales, bactéries et métaux lourds dans l'eau)


Prenant la parole, Randa Nemer a toutefois déploré l'insuffisance de l'alimentation en eau potable, avec « un manque de 700 millions de mètres cubes ». Elle a ajouté que ce chiffre tend à croître « en raison d'un taux de réfugiés syriens dépassant 30 % de la population ». Abondant en ce sens, Georges Akl, sous-chef du LWP, a relevé que « dans certaines localités, la population a augmenté de 100 % à cause de la présence des déplacés syriens ».

En vue donc d'assurer à un plus grand nombre d'habitants un accès durable à une eau potable fiable, l'USaid a alloué un budget de 65 millions de dollars au LWP. Ce projet va s'étaler sur une période de 5 ans pour augmenter les performances et fournir une plateforme propice à une meilleure gouvernance de l'eau qui serait apte à préserver durablement les ressources. Avec pour principal objectif de consolider les capacités administratives et opérationnelles des cinq organismes publics (l'Office national du Litani, et les établissements d'eau de Beyrouth et du Mont-Liban, de la Békaa, du Liban-Nord, du Liban-Sud). Sachant que faire participer la société civile à la gestion de l'eau à travers la proposition de réformes législatives et réglementaires, et impliquer le secteur privé dans des investissements au plan technologique, font partie des buts visés par l'USaid.

Le LWP ambitionne enfin de responsabiliser les consommateurs tant dans la protection de l'environnement que dans leurs relations avec les prestataires du service de l'eau. Sur ce dernier point, le chef du LWP, Kirk Ellis, a insisté sur l'importance d'un engagement de ces agents publics auprès des utilisateurs, ce qui « favoriserait une bonne communication de nature à instaurer une confiance à l'égard des établissements d'eau ». M. Ellis a en outre mis l'accent sur « le développement institutionnel » de ces organismes, et a présenté plus généralement une stratégie de gestion de l'eau basée sur l'efficacité et la légalité, thèmes qui ont été développés par les sous-chefs du projet, Rana Maalouf et Georges Akl.

 

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