Waël Bou Faour et Hussein Hajj Hassan lors de leur réunion hier. Photo Ani
« Les tests que nous avons fait passer aux sociétés qui vendent de l'eau potable au Liban ont montré qu'une grande partie de cette eau n'est pas conforme aux normes de sécurité sanitaire », a indiqué hier le ministre de la Santé, Waël Bou Faour. Il s'exprimait lors d'une conférence de presse conjointe avec le ministre de l'Industrie, Hussein Hajj Hassan, à la suite de la décision des deux ministères de contrôler les sociétés vendeuses d'eau potable. « Nous ne pouvons accepter que les citoyens achètent de l'eau non conforme aux normes d'hygiène, même si nous savons qu'ils le font parce que l'État ne leur fournit pas d'eau potable », a dit M. Bou Faour.
Il a indiqué que les ministères de la Santé et de l'Industrie avaient donné un ultimatum aux vendeurs d'eau potable afin de déposer une demande de licence d'exploitation. Les ministères commenceront bientôt à étudier ces demandes et accorderont un permis temporaire aux vendeurs qui répondent aux normes. Ceux dont les sociétés ne sont pas conformes recevront un délai pour mettre en place les changements nécessaires. « Quant aux sociétés qui n'ont pas déposé de demandes, elles seront fermées », précise M. Bou Faour.
Le ministre de l'Industrie a pour sa part indiqué que 185 sociétés ont présenté des demandes de licence d'exploitation pour l'instant. « Près de 80 % de l'eau potable analysée ne correspond pas aux normes requises. Ces résultats sont reliés à la source de l'eau ainsi qu'au matériel utilisé », a-t-il expliqué.


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