Le roi Salmane d’Arabie saoudite salue le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi, en visite dans le royaume saoudien en novembre 2015. Photo archives AFP
L'Arabie saoudite et l'Égypte ont signé dimanche un accord de 1,5 milliard de dollars pour investir dans des projets de développement dans la péninsule du Sinaï, a annoncé le gouvernement égyptien alors que les deux alliés ont renforcé leur coopération économique et militaire.
Riyad compte parmi les principaux soutiens du président Abdel Fattah al-Sissi, et depuis que l'ex-chef de l'armée a destitué en 2013 son prédécesseur islamiste Mohammad Morsi, l'Arabie saoudite a apporté des milliards de dollars en aide pour relancer une économie égyptienne en lambeaux.
La ministre de la Coopération internationale, Sahar Nasr, a signé dimanche « un accord de 1,5 milliard de dollars avec le Fonds saoudien pour le développement, pour financer le développement de la péninsule du Sinaï », a indiqué le ministère dans un communiqué. L'initiative, qui vise à développer cette zone désertique du nord-est de l'Égypte, prévoit notamment la création de zones agricoles et de « 26 complexes résidentiels comprenant des établissements médicaux et scolaires », selon la même source. Les deux alliés ont également signé un accord sur une aide pétrolière de cinq ans que Riyad va fournir à l'Égypte, et qui avait été annoncée en décembre.
Le nord du Sinaï est le théâtre d'une insurrection jihadiste. Les attaques, principalement revendiquées par la branche égyptienne du groupe jihadiste État islamique (EI), y visent quasi quotidiennement les forces de sécurité et ont tué des centaines de policiers et de soldats depuis 2013.
Le sud de la péninsule est célèbre pour ses stations balnéaires, très populaires auprès des touristes mais actuellement désertées en raison des violences jihadistes. Le coup de grâce a été porté fin octobre, avec l'attentat de l'EI contre un avion charter russe qui a coûté la vie à ses 224 occupants. L'Arabie saoudite avait promis en décembre d'investir 8 milliards de dollars en Égypte pour relancer son économie mise à mal depuis la révolte de 2011 qui chassa Hosni Moubarak du pouvoir.
En mars, l'Arabie saoudite, le Koweït et les Émirats arabes unis avaient annoncé chacun 4 milliards de dollars d'investissements en Égypte.
(Source : AFP)


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