Le Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), la Centrale unique des travailleurs (CUT) et d’autres mouvements ont convoqué des manifestations hier dans plus de 30 villes au Brésil. NELSON ALMEIDA/AFP
La gauche a commencé à défiler hier au Brésil pour soutenir la présidente Dilma Rousseff en pleine bataille de recours judiciaires autour de l'entrée controversée au gouvernement de son charismatique prédécesseur Lula.
Un tribunal de Rio de Janeiro a décrété que l'ancien président Luiz Inacio Lula da Silva pouvait prendre ses fonctions de chef de cabinet, qui équivalent à celle d'un Premier ministre, annulant l'ordonnance d'un juge qui demandait la suspension de cette nomination. Mais le feuilleton judiciaire est loin d'être terminé. La Cour suprême (STF) a indiqué avoir été saisie d'une douzaine de demandes réclamant que Lula se voit interdire d'exercer ses fonctions.
La gauche de son côté mobilisait ses troupes. Le Parti des travailleurs (PT, au pouvoir), la Centrale unique des travailleurs (CUT) et d'autres mouvements ont convoqué des manifestations hier dans plus de 30 villes, cinq jours après celles qui ont rassemblé trois millions de Brésiliens contre Mme Rousseff. Plusieurs milliers de manifestants, agitant des drapeaux rouges, ont marqué leur soutien à Dilma Rousseff dans la matinée à Maceio. En revanche à São Paulo, la troupe de choc de la police militaire (PM), appuyée de deux blindés, a fait évacuer aux jets d'eau les manifestants qui bloquaient un des principaux axes de la ville, faisant place nette avant le défilé appelé par le PT et la CUT.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine