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Moyen Orient et Monde - Turquie

Un groupe dissident du PKK revendique l’attentat d’Ankara et promet d’autres attaques

La police turque multiplie les arrestations chez les partisans de la cause kurde, avocats, universitaires et élus notamment. Adem Altan/AFP

Un groupe radical proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a revendiqué hier l'attentat-suicide qui a visé, il y a cinq jours, le centre d'Ankara. Comme le suggéraient les premiers éléments de l'enquête, ce mouvement dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a annoncé dans une déclaration publiée sur son site Internet être responsable de l'attaque menée sur la place Kizilay, qui a fait 35 morts et plus de 120 blessés.
« Le 13 mars au soir, une attaque-suicide a été menée à 18h45 dans les rues de la capitale de la République turque fasciste. Nous revendiquons cette attaque », a-t-il écrit, avant d'en annoncer de nouvelles là où le pouvoir turc « se sent le plus sûr ». Les TAK ont justifié l'attentat de dimanche comme une riposte aux opérations meurtrières menées par l'armée et la police turques dans plusieurs villes du sud-est de la Turquie, à majorité kurde. « Cette action a été menée pour venger les 300 Kurdes tués à Cizre », écrivent les TAK, qui ont présenté des « excuses pour les pertes civiles qui n'ont rien à voir avec la sale guerre menée par l'État fasciste turc ». Le groupe a en outre diffusé la photo de Seher Cagla Demir (24 ans), présentée comme l'auteure de l'attaque, confirmant l'identité de la kamikaze déjà publiée par les autorités turques. Le PKK dément tout lien avec les TAK, mais les autorités turques ne les considèrent que comme un faux nez de la rébellion kurde.
Dans ce climat lourd de menaces, l'Allemagne a fermé hier son ambassade à Ankara, son consulat général à Istanbul et ses lycées dans les deux villes. Le consulat stambouliote et les deux écoles resteront aussi fermés aujourd'hui. « Des informations, que nous avons prises très au sérieux, suggéraient que des attaques étaient prévues contre nos représentations diplomatiques en Turquie », a justifié à Berlin le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier. Le Premier ministre turc, Ahmet Davutoglu, a assuré de son côté avoir pris « toutes les mesures de sécurité nécessaires ».
(Source : AFP)

Un groupe radical proche du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) a revendiqué hier l'attentat-suicide qui a visé, il y a cinq jours, le centre d'Ankara. Comme le suggéraient les premiers éléments de l'enquête, ce mouvement dissident du PKK, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a annoncé dans une déclaration publiée sur son site Internet être responsable de l'attaque menée sur la place Kizilay, qui a fait 35 morts et plus de 120 blessés.« Le 13 mars au soir, une attaque-suicide a été menée à 18h45 dans les rues de la capitale de la République turque fasciste. Nous revendiquons cette attaque », a-t-il écrit, avant d'en annoncer de nouvelles là où le pouvoir turc « se sent le plus sûr ». Les TAK ont justifié l'attentat de dimanche comme une riposte aux opérations meurtrières menées par...
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