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Moyen Orient et Monde - Défense

« Tonnerre » dans le désert : l’Arabie et ses alliés exhibent leur puissance militaire

De nombreux chefs d'État et de gouvernement étrangers ont assisté, aux côtés du roi Salmane, aux plus importantes manœuvres multinationales jamais tenues dans le royaume.

De nombreux chefs d’État et de gouvernement étrangers ont assisté aux côtés du roi Salmane aux plus importantes manœuvres multinationales jamais tenues dans le royaume. AFP

Des hélicoptères de combat rugissent dans le ciel, des chars grondent dans le désert et des commandos libèrent des otages au dernier jour de « Tonnerre du Nord », les plus importantes manœuvres multinationales jamais tenues en Arabie saoudite.
Le roi Salmane et de nombreux chefs d'État et de gouvernement étrangers ont assisté hier à la fin de l'exercice, donnant ainsi l'occasion à Riyad d'affirmer son leadership au Moyen-Orient.
Des forces armées de 20 pays arabes et musulmans ont participé à « Tonnerre du Nord », entamé il y a 12 jours et qui avait pour objectif, selon les autorités saoudiennes, de coordonner les efforts de ces nations dans la « lutte contre le terrorisme ».
Outre le souverain saoudien, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, le Soudanais Omar el-Béchir et le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif étaient présents hier. Les chefs d'État de Mauritanie, du Tchad, du Sénégal, de Djibouti, des Comores, du Yémen, ainsi que le chef du gouvernement marocain, avaient aussi fait le déplacement, ainsi que des dirigeants arabes du Golfe, dont les émirs du Koweït et du Qatar. Ils ont assisté durant deux heures à une simulation de bataille près de la ville de garnison Hafr al-Baten, située dans le nord-est près des frontières avec l'Irak et le Koweït.
Au milieu de colonnes de fumée noire s'échappant de cibles fictives touchées par des rafales de tirs, des forces spéciales héliportées ont « libéré » des otages. D'autres ont « anéanti » des éléments hostiles « infiltrés » à la frontière pendant les opérations ponctuées d'explosions.
Des avions de combat ont également simulé une opération d'interception d'aéronefs « ennemis ».
Le général Abdel Rahman al-Bunyan, qui commandait les opérations, les a qualifiées de « plus grand rassemblement militaire arabe et islamique » dans la région.

« Pas contre l'Iran »
L'organisation de ces manœuvres, impliquant des forces terrestres, aériennes et navales, constitue un « signal fort » de la volonté des pays participants de « préserver la sécurité et la stabilité » du Moyen-Orient, avait affirmé Riyad en annonçant l'exercice à la mi-février.
L'Arabie saoudite a adopté une posture plus visible et offensive depuis l'intronisation du roi Salmane en janvier 2015.
Riyad conduit une coalition militaire arabe qui intervient depuis près d'un an au Yémen contre des rebelles chiites houthis, accusés de liens avec l'Iran. Cette intervention consiste essentiellement en une campagne de raids aériens, qui a permis aux forces fidèles au président Abed Rabbo Mansour Hadi de reprendre des régions du sud du pays.
Les forces saoudiennes terrestres et celles d'autres pays de la coalition ont cependant du mal à avancer sur la capitale Sanaa, tenue par les houthis ainsi qu'une bonne partie du nord du pays.
Les Saoudiens répètent cependant à l'envi qu'ils ne mettront fin à leur intervention au Yémen qu'une fois le président Hadi réinstallé à Sanaa et le pays « libéré » des houthis.
L'Arabie saoudite a en outre monté une coalition de 35 pays à majorité musulmane dans le but déclaré de combattre les groupes jihadistes, alors qu'elle a longtemps été accusée d'alimenter l'islamisme radical à travers le monde.
L'Arabie se dit prête aussi à envoyer des forces spéciales combattre en Syrie si les Américains acceptent d'y intervenir au sol en soutien aux rebelles et opposants au régime du président Bachar el-Assad.
Le pays est l'un des gros clients des industries de l'armement en Occident. L'exercice « Tonnerre du Nord » s'est tenu après les vives tensions entre l'Arabie saoudite sunnite et l'Iran chiite que tout oppose à propos de la Syrie ou du Yémen. Mais un haut gradé saoudien, le général de brigade Ahmad al-Assiri, a assuré cette semaine que ces manœuvres n'étaient « pas dirigées contre l'Iran ». Elles sont destinées à améliorer les performances des forces des pays participants et à tester leur capacité à agir en cas de besoin, citant notamment les « menaces terroristes » dans la région.
Le ministère saoudien de la Défense est dirigée par un fils du roi, Mohammad ben Salmane, vice-prince héritier, âgé de 30 ans.
(Source : AFP)

Des hélicoptères de combat rugissent dans le ciel, des chars grondent dans le désert et des commandos libèrent des otages au dernier jour de « Tonnerre du Nord », les plus importantes manœuvres multinationales jamais tenues en Arabie saoudite.Le roi Salmane et de nombreux chefs d'État et de gouvernement étrangers ont assisté hier à la fin de l'exercice, donnant ainsi l'occasion à Riyad d'affirmer son leadership au Moyen-Orient.Des forces armées de 20 pays arabes et musulmans ont participé à « Tonnerre du Nord », entamé il y a 12 jours et qui avait pour objectif, selon les autorités saoudiennes, de coordonner les efforts de ces nations dans la « lutte contre le terrorisme ».Outre le souverain saoudien, le président égyptien Abdel Fattah el-Sissi, le Soudanais Omar el-Béchir et le Premier ministre pakistanais...
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