Il est loin le temps où les petits seigneurs féodaux voyaient d'un mauvais œil l'ouverture de collèges ou de facultés dans leur fief. Un puissant député du Sud à qui on avait suggéré, dans les années cinquante, la construction d'une école dans la région aurait même répliqué que ce n'était pas la peine, vu que son fils avait passé son certificat d'études et que l'instruction d'un seul devait suffire à la collectivité. Les administrés ont fini par comprendre que cette lacune les privait de la liberté de penser autrement, d'avoir une opinion, de ne pas bêler avec le troupeau et de s'insurger contre les abus, surtout quand ils sont sournois.
Les jeunes Libanais sont aujourd'hui en grande majorité instruits, tous niveaux confondus. Merci qui? La fête des professeurs ranime toujours mille et un sentiments mitigés. Cette année encore, on n'aura pas échappé au couplet sur les splendeurs et misères du métier d'enseignant ni à celui de l'ancien élève, tantôt amer et plein de rancunes mal résolues, tantôt éperdu de reconnaissance.
De tout temps, le maître et l'élève ont formé un tandem compliqué. « Le professeur est... sévère. L'élève est... paresseux », éternel cliché ânonné par les gamins du primaire explorant les sentiers hasardeux du langage.
Mais par définition, l'élève est avant tout un être que l'on a charge d'élever, soit de porter au plus haut de lui-même. Drôle de métier, à mi-chemin entre l'horticulture et le cirque. D'une main on élague, on affine, on greffe, on soigne, on manucure, on épanouit. De l'autre on dompte, on charme, on sanctionne, on réprimande, on récompense, on maîtrise, on sidère et parfois considère. En arabe, longtemps « al-tilmiz » fut assimilé à un disciple, un apprenti, souvent serviteur du maître qui lui apporte un savoir en échange de son obéissance. Plus âgé, il devient « al-taleb », celui qui demande. Qui demande simplement, sans complément d'objet, mais qui est surtout en attente de réponses, toujours dans l'initiative et l'écoute, mesurant la distance qui le sépare du vrai. C'est une éponge qui réclame d'être imbibée pour connaître sa dimension réelle. On est loin du simple statut d'« étudiant » avec sa connotation velléitaire. Ces acceptions aident à nuancer la relation entre enseignant et enseigné selon les époques et les cultures. Soulignons d'ailleurs au passage la bizarre homophonie qui résonne dans ce mot comme un saignement. Le savoir transforme. Il n'y a pas de passage en douceur d'un état à un autre.
Souvent, les maîtres que l'on a aimés étaient des maîtres exigeants : l'exigence est signe d'implication. Ils étaient compréhensifs, mais sans laxisme : le goût de l'effort permet de ne pas s'apitoyer sur soi-même, de prendre sa vie en main, de faire face et d'avancer. Ils savaient débusquer en vous un talent naissant et vous poussaient à le cultiver. Pousser et faire pousser, et puis recommencer, tel est le métier du maître. Allez ensuite comprendre les parents qui font antichambre pour grappiller une indulgence, une note, une faveur, pareils à des cailloux dans la sandale de Sisyphe. Si l'accomplissement ne tenait qu'à cela...
Les jeunes Libanais sont aujourd'hui en grande majorité instruits, tous niveaux confondus. Merci qui? La fête des professeurs ranime toujours mille et un sentiments mitigés....


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
MAIS C'EST TOUJOURS LE CAS NABIH BERRI EST TOUJOURS LÀ. IL POSSÈDE MÊME LE PARLEMENT DE AIIN EL TINÉ ET DES QUARTIERS ET DES RUES BIENTÔT PORTENT SON FAMEUX NOM "NABIH BERRI " WOW QUELLE FIERTÉ POUR LE PAYS, IL A FAIT BEAUCOUP DES CHOSES CE MONSIEUR IL FAUT ABSOLUMENT DES BUSTES DES GRANDES STATUTS PARTOUT QU'IL SOIT JAMAIS OUBLIÉ CE PERSONNAGE .
16 h 34, le 10 mars 2016