Le chef des services de renseignement de l'armée russe, le GRU, Igor Sergoun, est décédé en janvier 2016 à l'âge de 58 ans. AFP / RIA-NOVOSTI / MIKHAIL KLIMENTYEV AFP / RIA-NOVOSTI / MIKHAIL KLIMENTYEV
Le chef des services de renseignement de l'armée russe, le GRU, Igor Sergoun, a-t-il été tué au Liban durant le mois de janvier ?
C'est ce qu'affirme l'éditorialiste du quotidien libanais al-Akhbar, Jean Aziz, dans une chronique datée du 3 mars. Citant un diplomate basé à Londres, M. Aziz affirme que M. Sergoun a été tué à Beyrouth, émettant l'hypothèse d'une opération menée par des services de renseignements occidentaux et moyen-orientaux.
Le lendemain, le Kremlin a démenti ces informations. "Nous avons déjà dit ce que nous avions à dire", a déclaré Dimitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, qualifiant ces informations de "rumeurs". Le 5 janvier, le Kremlin avait annoncé qu'Igor Sergoun était décédé à l'âge de 58 ans, sans donner aucune précision sur les causes du décès. Plus tard, il a été indiqué qu'il avait succombé à une crise cardiaque le 3 janvier.
L'éventualité du décès à Beyrouth de M. Sergoun avait été soulevée dès le lendemain de l'annonce de sa mort par le think-thank américain Stratfor qui avait indiqué que le responsable militaire russe avait été tué le 1er janvier.
Les rumeurs de l'éventuelle présence de M. Sergoun au Liban doivent-elles être rapprochées du conflit en Syrie ? Le 22 janvier dernier, le quotidien britannique Financial Times rapportait que Vladimir Poutine aurait envoyé le responsable militaire russe à Damas pour demander au président syrien Bachar el-Assad de démissionner. Une affirmation démentie par Dimitri Peskov qui a simplement déclaré que "non, ce n'est pas le cas" lorsqu'un journaliste lui a demandé si la démission d'Assad avait bien été demandée par le Kremlin.
Igor Sergoun faisait partie des personnalités russes sanctionnées par les Etats-Unis après l'annexion par Moscou de la Crimée en mars 2014 et par l'Union européenne pour leur soutien aux séparatistes prorusses combattant les forces de Kiev dans l'est de l'Ukraine. M. Sergoun avait été nommé à la tête du GRU en 2011. Lors de sa nomination, aucune information biographique n'avait été rendue publique. Il a été remplacé à son poste par le général Igor Korobov.
C'est ce qu'affirme l'éditorialiste du quotidien libanais al-Akhbar, Jean Aziz, dans une chronique datée du 3 mars. Citant un diplomate basé à Londres, M. Aziz affirme que M. Sergoun a été tué à Beyrouth, émettant l'hypothèse d'une opération menée par des services de renseignements occidentaux et moyen-orientaux.
Le lendemain, le Kremlin a démenti ces informations. "Nous avons déjà dit ce que nous avions à dire", a déclaré Dimitri Peskov, porte-parole du président russe Vladimir Poutine, qualifiant ces informations de "rumeurs". Le 5 janvier, le Kremlin avait annoncé qu'Igor Sergoun était décédé à l'âge de 58 ans, sans donner aucune précision sur les causes du décès. Plus...


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Why not!? Beyrouth est un nid d'espions, elle est au centre de la guerre du renseignement. Espions occidentaux et agents iraniens, services de renseignements syriens et activistes du Hezbollah, Mossad, CIA, FSB et autres agences s'y livrent une guerre opaque dans laquelle les victoires sont parfois claironnées. Les défaites jamais.
17 h 54, le 09 mars 2016