Le président français François Hollande n'a de toute évidence pas réussi à convaincre le prince héritier saoudien Mohammad ben Nayef de revenir sur sa décision de ne pas livrer les armes promises à l'armée libanaise. Derrière cet échec figure, d'une part, en filigrane, la crainte de Riyad de voir les armes ainsi livrées tomber entre les mains de la résistance et, d'autre part, une volonté de faire preuve de fermeté à l'égard de Beyrouth puisque les responsables libanais n'ont pas répondu aux « exigences » saoudiennes qui impliquaient la prise d'une initiative « tendant à mettre un terme à l'influence du Hezbollah et de l'Iran dans le mécanisme de prise de décision au Liban ». La mesure punitive saoudienne se poursuit donc et elle est loin d'être terminée, note une source diplomatique, puisqu'elle constitue aussi un message à l'adresse de toutes les puissances qui ont tenté d'intercéder en faveur du Liban dans ce dossier, notamment les États-Unis et le Royaume-Uni.
La nature de la réaction saoudienne est à la fois diplomatique et sécuritaire puisque le Conseil des ministres s'est contenté de prendre une position qui met en lumière l'arabité du Liban, sans plus. De son côté, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk s'est opposé au texte du communiqué final du sommet des ministres arabes de l'Intérieur qui qualifie le Hezbollah de « groupe terroriste ». Il a également exprimé des réserves sur le document envoyé par ce groupe à l'Onu, dans lequel ils informent l'Organisation que le Hezbollah est désormais perçu comme un « groupe terroriste ». De plus, le parti chiite n'a pas cessé durant toute cette période de tirer à boulets rouges sur l'Arabie saoudite et de l'accuser d'œuvrer à l'encontre des Arabes et de leurs intérêts. Tous ces éléments ne sont pas de nature à apaiser la colère de Riyad, et il existe à présent une crainte dans les milieux diplomatiques de voir le ministre saoudien des Affaires étrangères prendre une nouvelle mesure de rétorsion à l'égard du Liban après les prises de position affichées par Beyrouth au sein des réunions arabes et islamiques. Les sources précitées disent à présent craindre que la prochaine étape ne soit la suspension du Liban de la Ligue arabe si ce dernier ne se résout pas à prendre les mesures susceptibles de limiter la sphère d'influence du Hezbollah, de le pousser à retirer ses combattants de Syrie et de mettre un terme à sa participation à d'autres combats contre les régimes d'autres pays arabes.
Les sources diplomatiques concernées par le dossier libanais estiment également qu'une rencontre entre le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil et son homologue saoudien Adel Jubeir, probablement jeudi prochain, serait de nature à désamorcer les tensions grandissantes et la colère de Riyad à l'égard de Beyrouth. M. Bassil pourrait à cette occasion faire une déclaration qui pourrait aider au dégel lors de la prochaine réunion de la Ligue arabe destinée à l'élection de son nouveau secrétaire général.
À ce propos, la tendance actuelle serait de réfléchir à l'élection éventuelle d'un candidat qui ne serait pas de nationalité égyptienne, même si la tradition a voulu jusque-là que la Ligue soit dirigée par un Égyptien, l'organisation étant basée au Caire. Le Qatar effectue en ce moment un lobbying accru en ce sens, tout comme d'autres pays du Golfe, sachant que l'actuel secrétaire général Nabil el-Arabi verra son mandat s'achever au début de l'été prochain.
C'est dans ce contexte que plusieurs responsables locaux ont reçu d'inquiétantes informations concernant une possible dégradation de la situation sécuritaire dans les six prochains mois, sachant que les forces de sécurité sont actuellement à pied d'œuvre pour tenter d'éviter tout dérapage de cette nature, notamment en priorité les attentats perpétrés contre des personnalités politiques.
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L'ARGENT DE L'ARABIE SAOUDITE A TOUJOURS SERVI À LA DESTRUCTION DES PAYS ARABES. POURTANT AVEC TOUT CET ARGENT ILS POUVAIENT RÉUNIR TOUS CES PAYS ET FAIRE UNE SEULE FORCE. MAIS LA RÉALITÉ C'EST QUE CE PAYS EST MALADE. RIEN QU'À VOIR LES LOIS À LA CON CONTRE LES FEMMES, LEUR PROPRE MÈRE ET SOEURS SONT CONSIDÉRÉS COMME DES BÉTAIL ET L'ÉTRANGER C'EST PIRE ENCORE. C'EST UN DÉFILÉ DES FILS DU ROI QUI GOUVERNE, DES ENFANTS GATÉS QUI SONT ÉLÉVÉS ARTIFICIELLEMENT ET QU'ON LEUR PASSE LE POUVOIR CHACUN À SON TOUR. NIVEAU INTELLECTUEL AU DESSOUS DE ZERO. LES AMÉRICAINS SE MOQUENT D'EUX ET LES FONT RÊVER À CAUSE DE LEUR ARGENT ET LEUR PÉTROLE. DONC IL FAUT PAS ATTENDRE À DES CHOSE POSITIVE POUR LE LIBAN DE CE CÔTÉ LÀ.
15 h 23, le 07 mars 2016