Des membres des milices chiites irakiennes se préparent à affronter l’État islamique dans la province d’al-Anbar. Stringer/Reuters
Quatre kamikazes du groupe jihadiste État islamique (EI) ont tué six militaires, dont un général, dans une attaque contre un QG de l'armée à l'ouest de Bagdad, dans lequel ils avaient réussi à s'infiltrer, ont indiqué hier des responsables.
L'attaque, qui a eu lieu tard lundi dans la région de Haditha, dans la province occidentale d'al-Anbar, a causé la mort du général de brigade Ali Abboud, du lieutenant-colonel Farhan Ibrahim et de quatre autres militaires, selon ces responsables de l'armée et la police. « L'un des kamikazes a fait détoner sa ceinture d'explosifs à l'intérieur du bureau du général Abboud tandis que les trois autres se sont fait exploser à d'autres endroits du QG », a affirmé à l'AFP le général Ali Ibrahim Daaboun, selon lequel sept soldats ont été blessés. Dans un communiqué publié hier sur Internet, l'EI a revendiqué l'attaque mais n'a mentionné que deux kamikazes, les présentant comme des Syriens. Le colonel Farouk el-Joughaifi, chef de la police à Haditha, a affirmé que les kamikazes étaient vêtus de tenues militaires et que le QG était situé près d'un barrage hydraulique, le deuxième plus grand du pays après celui de Mossoul.
Cette attaque fait suite à un autre assaut kamikaze, dans la nuit de lundi à mardi, durant lequel un individu a précipité son véhicule chargé d'explosifs sur un point de contrôle à Abou Ghraib, dans la banlieue ouest de Bagdad, tuant huit membres des forces de sécurité et blessant 17 autres, selon des sources policières.
L'armée dans l'Ouest
Par ailleurs, les forces de sécurité irakiennes et des milices chiites ont entamé hier une opération visant à déloger les combattants de l'EI de leurs positions dans les zones désertiques au nord-ouest de Bagdad et à couper leurs lignes d'approvisionnement entre la province d'al-Anbar et la ville de Mossoul. Selon des responsables sécuritaires irakiens, cette nouvelle opération a été lancée depuis les villes de Tikrit et Samarra. « Ces opérations joueront un rôle primordial pour couper toutes les lignes d'approvisionnement entre les zones qui sont encore contrôlées par les terroristes », a déclaré le général Yahya Rassoul, porte-parole de l'armée irakienne, à la télévision publique.
L'offensive a pour objectif de chasser les combattants des zones désertiques qu'ils utilisent pour transporter du matériel et depuis lesquelles ils lancent des attaques sur les villes de Tikrit et Samarra, ont dit des responsables. Elle vise également à empêcher les insurgés de se déplacer de l'Ouest vers le Nord, a expliqué le colonel Mohammad el-Assadi, porte-parole de l'armée dans la province de Salaheddine, où est située la ville de Tikrit.
(Sources : agences)


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