Des forces de sécurité libyennes prennent position pour combattre des jihadistes de l’État islamique. Ismail Zitouny/Reuters
Jean-Yves Le Drian a ordonné une enquête pour « compromission du secret de la défense nationale » après la publication par Le Monde d'informations sur la présence en Libye de forces spéciales françaises pour contrer l'État islamique (EI), a-t-on appris hier dans l'entourage du ministre de la Défense. Cette procédure prévue par le code pénal vise les sources du quotidien, précise Le Point, qui a révélé l'information.
La France procède en ce moment en Libye « à des frappes ponctuelles très ciblées, préparées par des actions discrètes, voire secrètes », écrit Le Monde, qui fait également état de la présence du service Action de la DGSE, la Direction générale de la sécurité extérieure. Le Monde précise que la présence des forces spéciales a été repérée dans l'est de la Libye « depuis mi-février par des blogueurs spécialisés ». Les forces spéciales engagent la France « car leurs soldats, même très discrets, agissent sous l'uniforme », ajoute le quotidien français.
Par ailleurs, environ 200 jihadistes de l'EI ont réussi à occuper pendant plusieurs heures le centre de Sabrata près de Tripoli, avant d'en être chassés par des miliciens membres de la coalition Fajr Libya, ont indiqué hier des responsables.
Les autorités locales ont appelé les habitants de Sabrata qui est sous contrôle de Fajr Libya à « resserrer les rangs et à informer les forces de sécurité de toute chose ou action suspecte dans la ville ». C'est la première fois que l'EI se montre dans Sabrata, ville située sur la route côtière liant Tripoli à la frontière tunisienne.
Sur le plan politique, cent membres du Parlement libyen reconnu par la communauté internationale ont réclamé hier que le vote de confiance sur le gouvernement d'union nationale se tienne hors de Tobrouk après avoir, selon eux, été empêchés de voter la veille. Faute de quorum, ce Parlement n'avait pas pu voter mardi à Tobrouk, la ville de l'est de la Libye où il siège, sa confiance au gouvernement unitaire soutenu par l'Onu et avait reporté cette séance à la semaine prochaine, selon des députés. Dans leur pétition, les députés affirment avoir été « empêchés par la force » de voter mardi et avoir « reçu des menaces ». Exprimant « leur soutien » au gouvernement d'union, ils réclament la tenue hors de Tobrouk de ce vote.
(Sources : agences)


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