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Économie - Finance

Le LSE et Deutsche Börse en discussion pour créer le numéro 1 européen de la Bourse

LSE et Deutsche Börse ont annoncé tenir des discussions approfondies à propos d’une « fusion entre égaux » de leurs activités. Kai Pfaffenbach/Reuters

Le britannique London Stock Exchange (LSE) et l'allemand Deutsche Börse ont annoncé hier des discussions en vue d'une possible « fusion entre égaux », qui créerait le numéro 1 européen de la Bourse devant Euronext.
Cette annonce surprise a stimulé les investisseurs et l'action du LSE bondissait de 12,54 % à 26,03 livres (36,98 dollars) à la Bourse de Londres à 15h30 GMT, le titre de Deutsche Börse grimpant dans le même temps de 4,61 % à 79,86 euros (88,42 dollars) à la Bourse de Francfort. « Les conseils d'administration du LSE et de Deutsche Börse confirment tenir des discussions approfondies à propos d'une fusion entre égaux de leurs activités », ont expliqué les deux groupes dans des communiqués distincts, publiés au moment où « des spéculations » agitaient déjà leurs titres sur les marchés. Il s'agirait d'une fusion réalisée intégralement en actions avec la création d'une nouvelle société holding. Les actionnaires de LSE détiendraient 45,6 % de la nouvelle entité et ceux de Deutsche Börse une majorité de 54,4 %.
Le LSE est notamment l'opérateur des Bourses de Londres et Milan et gère de surcroît la société d'investissement et d'indices américaine Russell Investments, tandis que Deutsche Börse possède la Bourse de Francfort, ainsi que la chambre de compensation luxembourgeoise Clearstream et la plate-forme de produits dérivés Eurex. Les deux entreprises ont assuré qu'un rapprochement leur permettrait de se renforcer mutuellement en créant « un groupe leader d'infrastructures de marché mondiales basé en Europe ».

Renforcer l'implantation internationale
Installé à Eschborn (ouest de l'Allemagne), Deutsche Börse a échoué dans le passé à fusionner avec NYSE Euronext, qui opère côté américain la Bourse de New York et côté européen les places de Paris, Amsterdam, Bruxelles et Lisbonne. La Commission européenne, gardienne de la concurrence en Europe, avait mis son veto en février 2012 à ce projet, estimant que cette fusion aurait créé une situation de quasi-monopole sur le marché international des produits financiers dérivés européens. Cette décision a été confirmée début 2015 par la justice européenne après un recours de Deutsche Börse.
« Il y aurait certainement de gros avantages avec ce projet. À l'heure actuelle, chacun essaie de renforcer son implantation internationale. Je comprends la philosophie, mais il va toutefois falloir surmonter d'importantes différences culturelles », a expliqué à l'AFP Robert Halver, chef de la recherche de marché chez Baader Bank. « Je pense que ce rapprochement aurait de meilleures chances d'aboutir que le projet d'alliance avorté entre Deutsche Börse et NYSE Euronext. Il est question ici d'un projet intraeuropéen. On a l'habitude de travailler ensemble et ce projet serait plus facile à mener », a-t-il ajouté.
Les deux groupes ont toutefois pris soin de préciser, comme il est de rigueur, qu'il n'était pas sûr que leurs discussions débouchent sur une transaction. En vertu de la réglementation, Deutsche Börse, qui serait officiellement acquéreur de LSE, a jusqu'au 22 mars pour déposer une offre formelle.
(Source : AFP)

Le britannique London Stock Exchange (LSE) et l'allemand Deutsche Börse ont annoncé hier des discussions en vue d'une possible « fusion entre égaux », qui créerait le numéro 1 européen de la Bourse devant Euronext.Cette annonce surprise a stimulé les investisseurs et l'action du LSE bondissait de 12,54 % à 26,03 livres (36,98 dollars) à la Bourse de Londres à 15h30 GMT, le titre de Deutsche Börse grimpant dans le même temps de 4,61 % à 79,86 euros (88,42 dollars) à la Bourse de Francfort. « Les conseils d'administration du LSE et de Deutsche Börse confirment tenir des discussions approfondies à propos d'une fusion entre égaux de leurs activités », ont expliqué les deux groupes dans des communiqués distincts, publiés au moment où « des spéculations » agitaient déjà leurs titres sur les marchés. Il...
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