Le gouvernement français a promis hier aux migrants de Calais (Nord) un processus d'évacuation « progressif, par la persuasion », à la veille d'un ultimatum fixé aux résidents du sud de la « jungle » pour quitter les lieux.
Venus du Soudan, de Syrie, d'Érythrée... quelque 4 000 réfugiés ont échoué dans cet immense bidonville aux conditions extrêmement précaires, d'où ils rêvent d'un passage vers l'Angleterre toute proche.
Hier, six d'entre eux ont comparu devant le tribunal de Boulogne-sur-Mer pour avoir tenté de forcer le passage vers la Grande-Bretagne. Des peines d'un an de prison ferme ont été requises à leur encontre, ainsi que 1 000 euros d'amendes pour deux Français qui les soutenaient. Le 23 janvier, après une manifestation réclamant l'ouverture de la frontière avec le Royaume-Uni, ils avaient enfoncé une clôture – au sein d'un groupe d'une cinquantaine de personnes – et grimpé à bord d'un ferry en provenance de Douvres (Royaume-Uni), avant d'être évacués.
Face à cette intrusion inédite dans le port de Calais, poumon économique de la zone, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve avait promis « la totale fermeté de l'État ». Car les tensions se sont exacerbées ces dernières semaines à Calais et dans sa région, avec des manifestations de soutien ou d'hostilité aux migrants et une recrudescence des agressions à leur encontre.
Moyen Orient et Monde
Le gouvernement promet une évacuation « par la persuasion » de la jungle de Calais
OLJ / le 23 février 2016 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine