L'Autriche a inauguré hier un strict quota journalier de demandeurs d'asile admis sur son territoire, malgré les critiques de l'Union européenne, inquiète de l'effet domino dans les Balkans, et de la Grèce qui s'insurge contre le risque d'engorgement chez elle. Depuis le début de la matinée, l'Autriche n'admet plus que 80 demandeurs d'asile par jour sur son territoire, et 3 200 personnes en transit vers d'autres pays. L'Autriche a enregistré 90 000 demandes d'asile l'an passé, représentant plus de 1 % de la population de ce petit pays de 8,5 millions d'habitants et en faisant l'un des principaux pays d'accueil de la pire crise migratoire en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Le gouvernement de gauche d'Alexis Tsipras a donc lancé hier un ultimatum, demandant à tous ses partenaires de ne pas fermer leurs frontières jusqu'au 6 mars, date prévue d'un nouveau sommet UE-Turquie.
Moyen Orient et Monde
L’Autriche met en œuvre ses quotas de migrants et fâche la Grèce
OLJ / le 20 février 2016 à 00h00


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