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À La Une - Sécurité

Attentat d'Ankara : la Turquie met en cause le PKK et les milices Kurdes de Syrie

Davutoglu attribue l'attaque à un Syrien de 23 ans, identifié comme Salih Necar.

La Turquie a accusé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les milices kurdes de Syrie d'avoir perpétré l'attentat qui a fait 28 morts mercredi soir en plein centre d'Ankara. REUTERS/Umit Bektas

La Turquie a accusé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les milices kurdes de Syrie d'avoir perpétré l'attentat qui a fait 28 morts mercredi soir en plein centre d'Ankara et menace d'accroître un peu plus les tensions autour du conflit syrien.

Le président Recep Tayyip Erdogan et son Premier ministre Ahmet Davutoglu ont affirmé jeudi sans l'ombre d'un doute que l'attaque, qui a visé un convoi de bus transportant des militaires, avait été planifiée par le PKK et les combattants des Unités de protection du peuple (YPG) kurdes. "Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG", a lancé M. Davutoglu. "L'attaque a un lien direct avec les YPG", a-t-il ajouté.
Directement mis en cause, le chef de Parti de l'union démocratique (PYD), Saleh Muslim, a démenti à l'AFP "toute implication" de son bras armé, les YPG. L'un des chefs du PKK a lui aussi réfuté ces allégations.

M. Erdogan a balayé ces dénégations. "Bien qu'ils disent n'avoir rien à voir avec cette attaque, les informations du ministère de l'Intérieur et des services de renseignement montrent qu'ils sont les responsables", a-t-il déclaré devant la presse.

Dernier en date d'une série d'attaques meurtrières en Turquie depuis l'été, l'attentat dans le coeur de la capitale a tué 28 personnes et en a blessé 81 autres, selon le dernier bilan.

 

(Repère : La Turquie et l'EI, de la bienveillance à l'affrontement)

 

'Hypocrisie'
Il y a à peine quatre mois, Ankara avait déjà été visée par un attentat suicide, attribué par les autorités au groupe Etat islamique (EI), qui avait fait 103 morts.
L'attentat de mercredi intervient alors que l'artillerie turque bombarde depuis cinq jours les YPG, qui ont profité de l'offensive des forces du régime de Damas dans la province d'Alep (nord), appuyées par les raids aériens russes, pour prendre le contrôle de nouveaux territoires proches de la Turquie. Jeudi soir, les obusiers turcs basés autour de Kilis (sud) ont à nouveau ouvert un feu nourri sur les positions kurdes, a constaté un journaliste de l'AFP.
Les Turcs ont également fait passer la frontière à 500 rebelles syriens venus "prêter main forte aux insurgés face à la progression des forces kurdes" dans la région d'Azaz, au nord d'Alep, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Le gouvernement d'Ankara accuse les YPG et le PYD d'être des organisations "terroristes" car proches du PKK. A l'inverse, Washington arme ces deux mouvements, à la pointe du combat contre les jihadistes.
"L'hypocrisie de ceux qui envoient des armes aux organisations terroristes et nous envoient des messages de condoléances doit cesser", a déploré sur Twitter son vice-Premier ministre Yalçin Akdogan.

Les ambassadeurs des cinq pays membres permanents du Conseil de sécurité de l'Onu et l'Allemagne ont d'ailleurs été "invités" au ministère turc des Affaires étrangères pour y être informés des détails de l'enquête, a indiqué à l'AFP un de ses responsables, notamment sur l'implication kurde.

 

(Lire aussi : Les enjeux d'une éventuelle intervention militaire turco-saoudienne en Syrie)

 

Damas et Moscou en cause
Selon M. Davutoglu, le chauffeur de la voiture bourrée d'explosifs a été identifié comme un Syrien de 23 ans, Salih Necar.
Les quotidiens Yeni Safak (progouvernement) et Sözcü (opposition) ont rapporté que le kamikaze, déchiqueté par l'explosion, avait été identifié grâce à ses empreintes digitales, enregistrées lors de son arrivée en Turquie en tant que réfugié.
Quatorze personnes liées à l'attentat ont été arrêtées, a annoncé M. Erdogan. "Cela va continuer car on a vu que les auteurs de ce crime ont des ramifications à l'intérieur et à l'extérieur", a-t-il ajouté.

Fidèle à sa rhétorique, M. Davutoglu a mis en cause la "responsabilité" du président syrien Bachar el-Assad, accusé d'instrumentaliser les YPG. "Nous nous réservons le droit de prendre toute mesure contre le régime syrien", a-t-il menacé. Il a également mis en garde la Russie, alliée de Damas. "Si ces actes terroristes continuent, elle sera tenue pour responsable", a-t-il averti. Comme l'avait promis dès mercredi soir M. Erdogan, l'aviation turque a riposté par une série de frappes visant un camp du PKK dans le nord de l'Irak.
Un des principaux responsables du PKK, Cemil Bayik, a démenti jeudi tout lien de son mouvement avec l'attaque d'Ankara.

Après deux ans de cessez-le-feu, des affrontements meurtriers ont repris l'été dernier entre les forces de sécurité turques et le PKK dans le sud-est à majorité kurde du pays. Jeudi matin, un convoi militaire a été attaqué dans cette région, tuant au moins six soldats, selon les services de sécurité.

 

 

 

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La Turquie a accusé le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et les milices kurdes de Syrie d'avoir perpétré l'attentat qui a fait 28 morts mercredi soir en plein centre d'Ankara et menace d'accroître un peu plus les tensions autour du conflit syrien.Le président Recep Tayyip Erdogan et son Premier ministre Ahmet Davutoglu ont affirmé jeudi sans l'ombre d'un doute que l'attaque, qui a visé un convoi de bus transportant des militaires, avait été planifiée par le PKK et les combattants des Unités de protection du peuple (YPG) kurdes. "Cette attaque terroriste a été commise par des éléments de l'organisation terroriste (PKK) en Turquie et un milicien des YPG", a lancé M. Davutoglu. "L'attaque a un lien direct avec les YPG", a-t-il ajouté.Directement mis en cause, le chef de Parti de l'union démocratique (PYD), Saleh...
commentaires (5)

"Le PKK et les milices Kurdes de Syrie sont protégés désormais par les mollâhs Per(s)cés." ! Ainsi, tant qu’on y est…. Khameneïî règne sur 1 empire de 70 milliards d'euros, soit davantage que les revenus pétroliers annuels d'Iran, a indiqué 1 source judiciaire à Reuters. Elle met sous les projecteurs une "organisation!", SETAD, qui est l'une des clés de la longévité au pouvoir de ce chef-mollâh. Elle possède des parts dans chaque secteur de l'économie, de la finance au pétrole. "L'organisation!" donne à ce Khameneïîîî, au pouvoir depuis 24 ans, les moyens financiers d'opérer indépendamment du budget national, ce qui le protège des luttes internes à cette RII.... SETAD a bâti son empire en confisquant des milliers de biens appartenant à des Iraniens, qu'ils soient chiites, membres de minorités religieuses ou membres de la diaspora. La source judiciaire montre comment SETAD a amassé un gigantesque portefeuille de biens immobiliers en prétendant que ces propriétés avaient été abandonnées ! "L'organisation!" détient un monopole sur la saisie de propriétés au nom de ce Per(s)cé "suprême", et vend ces biens aux enchères ou soutire de l'argent auprès de leurs propriétaires d'origine. Pour le seul mois de mai 013, près de 300 biens ont ainsi été mis aux enchères par SETAD pour des millions de dollars. Le nom Per(s)cé complet est : "Setad Ejraiye Farmane Hazrate Emam", ce qui pourrait se piger par : "Siège pour l'exécution des ordres de l'imam" ! Yâ wâïyléééh !....

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

16 h 37, le 18 février 2016

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Commentaires (5)

  • "Le PKK et les milices Kurdes de Syrie sont protégés désormais par les mollâhs Per(s)cés." ! Ainsi, tant qu’on y est…. Khameneïî règne sur 1 empire de 70 milliards d'euros, soit davantage que les revenus pétroliers annuels d'Iran, a indiqué 1 source judiciaire à Reuters. Elle met sous les projecteurs une "organisation!", SETAD, qui est l'une des clés de la longévité au pouvoir de ce chef-mollâh. Elle possède des parts dans chaque secteur de l'économie, de la finance au pétrole. "L'organisation!" donne à ce Khameneïîîî, au pouvoir depuis 24 ans, les moyens financiers d'opérer indépendamment du budget national, ce qui le protège des luttes internes à cette RII.... SETAD a bâti son empire en confisquant des milliers de biens appartenant à des Iraniens, qu'ils soient chiites, membres de minorités religieuses ou membres de la diaspora. La source judiciaire montre comment SETAD a amassé un gigantesque portefeuille de biens immobiliers en prétendant que ces propriétés avaient été abandonnées ! "L'organisation!" détient un monopole sur la saisie de propriétés au nom de ce Per(s)cé "suprême", et vend ces biens aux enchères ou soutire de l'argent auprès de leurs propriétaires d'origine. Pour le seul mois de mai 013, près de 300 biens ont ainsi été mis aux enchères par SETAD pour des millions de dollars. Le nom Per(s)cé complet est : "Setad Ejraiye Farmane Hazrate Emam", ce qui pourrait se piger par : "Siège pour l'exécution des ordres de l'imam" ! Yâ wâïyléééh !....

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 37, le 18 février 2016

  • "Le PKK et les milices Kurdes de Syrie sont protégés désormais par les mollâhs Per(s)cés." ! …. Selon l'un de ses cofondateurs, SETAD devait aider les pauvres, en théorie, et n'était censée exister que pendant 2 années. Près de 25 ans plus tard, « l'organisation! » s'est muée en vaste machine à arnaques ! Outre l'immobilier, SETAD possède des parts des dizaines d'entreprises publiques ou privées, avec l'objectif avoué de créer un conglomérat dévoué aux intérêts de ce Khameneïîîî ! Au fil des ans, ce guide Per(s)cé a émis une série de décrets qui ont renforcé ses prérogatives à "l'organisation". Aucun organe de supervision ne peut remettre en cause ses biens ! Le département américain du Trésor a imposé des sanctions contre SETAD et ses holdings, qualifiant "l'organisation" de vaste réseau de sociétés-écrans masquant des actifs pour le compte du chef-mollâh Per(s)cé ! Le montant des avoirs de SETAD est difficile à évaluer en raison de l'opacité de ses comptes. La source judiciaire l'évalue à environ 95 milliards de dollars, dont 52 milliards en immobiliers et 43 milliards de parts de grosses entreprises. Elle s'appuie sur l'examen de déclarations de responsables de SETAD, des données de la Bourse de Téhéran et des sites de ses entreprises, et des informations du Trésor américain. Le montant dépasse d'environ 40% les exportations pétrolières de l'Iran en 012, qui ont atteint 67,4 milliards de dollars selon le FMI etc. !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    16 h 36, le 18 février 2016

  • Choû khass Thé, Eau, Zed bi Mérhabâhhh ? ! On parle des kurdes ou pas ?

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    14 h 59, le 18 février 2016

  • LA BRANLE-BAS A COMMENCE ! VOYONS SI LA MARCHE SERA EN AVANT OU EN ARRIERE...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    14 h 28, le 18 février 2016

  • La justice italienne a ouvert une enquête à l'encontre du fils du président turc Recep Tayyip Erdogan, soupçonné d'avoir sorti d'importantes sommes d'argent de son pays, a indiqué une source judiciaire jeudi à l'AFP. L'enquête contre Bilal, le fils aîné du président turc, a été ouverte par le parquet de Bologne (centre-nord) à la suite d'une plainte déposée par un entrepreneur turc, Murat Hakan Uzan, un opposant en exil. L'entrepreneur assure que Bilal a fui en Italie "avec une grosse somme d'argent" et une équipe de gardes du corps armés qui ont été refoulés du territoire italien, avant de revenir avec des passeports diplomatiques, selon la presse italienne. Bilal, arrivé à Bologne l'été dernier, est l'un des principaux suspects dans un gros scandale de corruption révélé en décembre 2013. Il est parti après les dernières élections législatives de juin dernier en Turquie à l'issue de laquelle l'AKP, le parti de la justice et du développement que son père a dirigé avant de devenir président en 2014, avait perdu la majorité absolue qu'il détenait depuis 2002. Il l'avait ensuite récupérée après un nouveau scrutin début novembre. A l'époque, un compte Twitter baptisé "la gorge profonde de Turquie, Fuat Avni", avait indiqué que Bilal Erdogan s'était rendu en Italie le 27 septembre avec de grosses sommes d'argent pour y gérer les finances de la famille.

    FRIK-A-FRAK

    14 h 10, le 18 février 2016

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