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Économie - Pétrole

L’Arabie et la Russie favorables à un gel de la production au niveau de janvier

Riyad et Moscou, ainsi que Doha et Caracas, ont exprimé hier leur volonté de stabiliser les cours, à condition d'être suivis par les autres producteurs de brut.

Les ministres de l’Énergie russe, Alexander Novak, et qatari, Mohammad ben Saleh al-Sada, aux côtés des ministres du Pétrole saoudien, Ali al-Nouaïmi, et vénézuélien, Eulogio del Pino, après une réunion surprise à Doha. Naseem Zeitoon / Reuters

L'Arabie saoudite et la Russie, les deux premiers producteurs de brut, sont convenues hier de geler leur production à son niveau de janvier, dans une tentative de stabiliser un marché plombé par un excès de l'offre.
Le marché a réagi à l'annonce avec prudence et une certaine déception car il attendait une réduction, et non un gel, du niveau de la production au moment où l'offre atteint un niveau record. Le baril de Brent pour livraison en avril, qui prenait plus 5 % à plus de 35,50 dollars en début de journée avant la réunion de Doha, a effacé tous ses gains après l'annonce de ses conclusions et a clôturé à 32,18 dollars dollars tandis que le brut léger américain pour livraison en mars (West Texas Intermediate, WTI) a clôturé à 29,04.
Le gel au niveau de janvier, annoncé par le ministre qatari de l'Énergie au terme d'une réunion surprise à Doha de quatre pays pétroliers (Arabie saoudite, Russie, Qatar, Venezuela), est conditionné à une mesure similaire des autres grands pays producteurs. Or, l'Iran a d'ores et déjà affirmé qu'il n'entendait pas réduire sa production, tout en se disant « prêt à la discussion », alors que les ministres iranien, irakien et vénézuélien du Pétrole doivent se réunir demain à Téhéran. « Notre situation est totalement différente de celles de pays qui ont produit à des niveaux élevés ces dernières années », a déclaré à Reuters une source iranienne haut placée.
« Afin de stabiliser les marchés pétroliers », l'Arabie saoudite, la Russie, le Qatar et le Venezuela « sont convenus de geler la production à son niveau de janvier, pourvu que les autres grands producteurs fassent de même », a déclaré à Doha le ministre qatari Mohammad Saleh al-Sada, actuel président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). « Nous pensons, tous les quatre, que le gel maintenant de la production à son niveau de janvier est approprié pour le marché », a dit pour sa part le puissant ministre saoudien du Pétrole, Ali al-Nouaïmi.

« Stabiliser le marché »
Le ministre saoudien, dont le pays est le chef de file de l'Opep et qui a jusqu'ici exclu toute réduction de l'offre pour soutenir les prix, a ajouté que « (c'est) le début d'un processus que nous évaluerons dans les tout prochains mois pour décider si d'autres mesures sont nécessaires pour stabiliser le marché ». « Nous ne voulons pas de variations significatives des prix, nous ne voulons pas réduire l'offre. Nous voulons répondre à la demande et stabiliser les prix » sur les marchés internationaux, a-t-il encore dit.
« Il convient de ne pas exagérer l'impact de cette décision. Elle ne concerne pas tous les grands acteurs de l'exploitation pétrolière, les États-Unis étant absents, et surtout il ne s'agit que d'un gel de la production et non pas d'une baisse », a indiqué Christopher Dembik, analyste chez Saxo Banque. « C'est une mesure insuffisante pour résorber l'excès d'offre persistant sur le marché », a-t-il ajouté à l'AFP, soulignant que « les prix devraient rester encore très bas à moyen terme ».
Le ministre du Qatar a indiqué que son pays allait entreprendre des contacts « intensifs » avec les producteurs membres et non membres du cartel, afin de « stabiliser le marché, dans l'intérêt non seulement des producteurs et des exportateurs de brut, mais aussi de l'économie mondiale ». La pression s'est accentuée sur les prix avec le retour de l'Iran sur le marché après la levée le mois dernier des sanctions internationales, consécutive à l'accord sur son programme nucléaire.
Le royaume saoudien, qui entendait avec les autres monarchies pétrolières du Golfe défendre des parts de marché face à l'essor du pétrole de schiste américain, exigeait la coopération des producteurs non membres de l'Opep, Russie en tête, pour envisager une réduction de l'offre et tenter de soutenir les prix. Malgré la déception des marchés, le ministre qatari de l'Énergie a qualifié de « succès » la réunion quadripartite.
(Sources : agences)

L'Arabie saoudite et la Russie, les deux premiers producteurs de brut, sont convenues hier de geler leur production à son niveau de janvier, dans une tentative de stabiliser un marché plombé par un excès de l'offre.Le marché a réagi à l'annonce avec prudence et une certaine déception car il attendait une réduction, et non un gel, du niveau de la production au moment où l'offre atteint un niveau record. Le baril de Brent pour livraison en avril, qui prenait plus 5 % à plus de 35,50 dollars en début de journée avant la réunion de Doha, a effacé tous ses gains après l'annonce de ses conclusions et a clôturé à 32,18 dollars dollars tandis que le brut léger américain pour livraison en mars (West Texas Intermediate, WTI) a clôturé à 29,04.Le gel au niveau de janvier, annoncé par le ministre qatari de l'Énergie au...
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