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Liban - forum

Samy Gemayel à « L’OLJ » : Le Liban toujours présent en matière de progrès humain

M. Gemayel, jeudi, à l’Onu. Photo Sylviane Zehil

Hier, pour la seconde année consécutive, la Journée internationale des femmes et des filles de science a été célébrée au Palais de Verre. L'Onu souhaite ainsi attirer l'attention du monde sur le rôle crucial que les femmes et les filles jouent dans les domaines de la science et de la technologie. L'organisation Rasit (– The Royal Academy of Science International Trust) et la Division des politiques sociales et du développement social (DSPD) du Département des affaires économiques et sociales (DAES) ont organisé pour la première fois un forum de haut niveau auquel a pris part le chef du parti Kataëb, le député Samy Gemayel. « Cette journée est une grande victoire pour les femmes et les filles de science », a souligné M. Gemayel dans son important discours.
Dans ses objectifs, le Liban semble être sur la bonne voie. Quel message a-t-il porté à l'Onu ? « Ce fut de montrer que malgré la grande crise politique, le Liban reste présent sur la scène internationale en matière de progrès humain, surtout au niveau du droit de la femme. Il est aussi très important de montrer le progrès qui a été réalisé durant les dernières années au Liban au niveau de la protection de la femme ainsi que de l'égalité entre l'homme et la femme. Plusieurs lois ont été votées, et nous sommes sur le bon chemin », relève Samy Gemayel à L'Orient-Le Jour.

Partenariat large
L'Assemblée générale des Nations unies a décidé de proclamer le 11 février « Journée internationale des femmes et des filles de science » pour renforcer les actions menées par l'Unicef, Onu Femmes et l'Union internationale des télécommunications (UIT) dont l'objectif est d'améliorer l'accès et la participation des femmes et des filles aux disciplines Stem (sciences, technologies, ingénierie et mathématiques). Cette journée fait directement écho à plusieurs objectifs de développement durable (ODD) à l'horizon 2030, liés à l'éducation, à l'égalité des sexes, à l'emploi et aux inégalités. La science et l'égalité entre les sexes sont indispensables pour réaliser les objectifs de développement durable. Ainsi, des progrès sont indispensables pour que les femmes soient plus présentes dans la science et la technologie.


(Pour mémoire : À l’Onu, Samy Gemayel exhorte les parlementaires à agir pour le développement des droits de la femme)

 

Travail remarquable
Dans son discours, Samy Gemayel a relevé qu'il est temps que les femmes et les filles de science aient la reconnaissance et les récompenses pour leurs réalisations, l'innovation et l'excellence. « Moins de 3 % des prix Nobel en science ont été décernés à des femmes (en tout 46 lauréates). Les quelques pionnières qui se sont frayé un chemin à l'ombre de l'honneur ont été obligées de parler plus fort et travailler dix fois plus dur que leurs homologues masculins pour prouver qu'elles sont dignes d'un traitement égal », a déclaré Samy Gemayel.
« Grâce au travail remarquable de l'Unesco, Onu Femmes, de l'UIT, du gouvernement de Malte et de l'organisation Rasit – en particulier Son Altesse la princesse Nisrine al-Hachémi bint el-Charif Hussein el-Hachemi Bint Faiçal –, nous célébrons la première Journée internationale des femmes et des filles de science », a déclaré le chef des Kataëb. Le vent du changement souffle dans le sens de la fin de leur marginalisation afin qu'elles puissent réaliser leur plein potentiel et être une source d'inspiration pour beaucoup d'autres «, a-t-il ajouté avec optimisme.

La situation au Liban
Analysant la situation des femmes et des filles dans le domaine scientifique au Liban, Samy Gemayel s'est basé sur un récent rapport du centre » Euro-Mediterranean Research Cooperation on Gender and Science «, qui montre que » le nombre de femmes qui ont entrepris des études scientifiques au Liban dépasse celui des hommes. Néanmoins, ce nombre ne se traduit pas dans la vie active. Bien au contraire, la population des chercheurs au Liban reste l'apanage des hommes. En dépit d'une amélioration significative par rapport à 2004, la part de la femme dans le secteur de l'enseignement supérieur a atteint 37 % en 2010 «, a indiqué M. Gemayel.
Et de poursuivre : « Le plus grand déséquilibre entre les genres demeure le domaine de l'ingénierie et de la technologie avec 21 % des chercheurs mâles contre seulement 11 % de chercheurs femmes. En ce qui concerne l'ancienneté, la proportion de femmes est la plus petite au sommet de la hiérarchie académique avec seulement 23 % qui ont des mentions élevées, par rapport à 61 % qui ont des résultats plus bas. De plus, sur les 42 établissements d'enseignement supérieur au Liban, seuls deux ont une femme à leur tête. Cette réalité indique clairement l'existence d'une limite aux défis basés sur le genre et les obstacles propres à chaque pays qui freinent les femmes dans la poursuite de leur carrière scientifique. »

Quatre principaux défis
Samy Gemayel a évoqué quatre principaux défis basés sur le genre, à savoir : les stéréotypes et le « déséquilibre entre les genres » incrustés dans les sociétés au Liban et au Moyen-Orient, les normes sociales, un cadre juridique inadéquat, et les inégalités salariales et de promotion.
Le leader des Kataëb a indiqué qu'en avril 2004, le congé maternité a été porté à dix semaines. « Suite à cette modification de la loi du travail que j'ai soutenue personnellement comme membre du Parlement, une femme ne peut être renvoyée par son employeur pendant la grossesse ou en congé de maternité, et son salaire ne peut être diminué. Néanmoins, l'absence d'horaires flexibles et de garderies continue de défier la capacité des femmes à trouver un équilibre entre leurs responsabilités au travail et la vie familiale, en particulier lorsque les deux partenaires sont scientifiques, a-t-il déclaré. À cela s'ajoutent les inégalités salariales de promotion. « L'Administration centrale des statistiques au Liban fait état d'une disparité de salaire de 6 % entre les genres pour les emplois en science, ce qui représente un écart faible par rapport aux pays occidentaux tels que les États-Unis et le Royaume-Uni. »
Samy Gemayel a souligné, par ailleurs, que les femmes libanaises qui poursuivent une carrière scientifique sont confrontées à deux obstacles spécifiques au Liban : le nombre limité d'installations de recherche et de développement dans le secteur privé, étant donné la petite taille des industries et le manque de possibilités d'emploi scientifique dû au marché du travail restreint. « Des progrès très lents » ont été enregistrés au cours des dix dernières années. « Il faudra des décennies pour combler cet écart entre les genres dans l'enseignement scientifique, la formation et les carrières », a ajouté M. Gemayel.


(Pour mémoire : Samy Gemayel préconise l’octroi de prix et de bourses aux filles douées dans les matières scientifiques)

 

Recommandations politiques au Liban
Après avoir donné un aperçu de la situation des femmes scientifiques au Liban, Samy Gemayel a proposé des recommandations politiques dans ce cadre. Il a rappelé que la Constitution libanaise stipule clairement que tous les citoyens ont les mêmes droits et les mêmes chances sans aucune distinction de sexe ou de religion. Il a souligné qu'en outre, le Liban a adhéré, en 1997, à la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes (Cedaw). Il a déploré néanmoins « les niveaux d'inégalité qui persistent dans le recrutement, la rémunération et la promotion des filles et des femmes scientifiques au Liban ». Il a suggéré que des politiques, actions et initiatives pourraient être mises en œuvre pour rétablir l'équilibre et assurer de meilleures chances dans l'éducation, la formation et la carrière des femmes.
M. Gemayel a proposé par exemple de : promouvoir un changement culturel et réduire les préjugés sexistes stéréotype ; encourager les filles dès leur jeune âge à étudier les sciences en organisant des campagnes de sensibilisation qui cibleraient à la fois les étudiants et les enseignants ; offrir des bourses scolaires et créer des prix nationaux ; encourager les partenariats entre les industries et les universités pour créer des projets communs, et promouvoir la recherche et l'innovation ; recueillir des fonds pour les nouvelles installations de recherche et développement pour créer des emplois, en particulier dans l'industrie pétrolière ; et enfin allouer des incitations fiscales pour les entreprises et les sociétés.

« Le talent porte une jupe »
Il est dommage de perdre les talents merveilleux juste parce que, comme l'a dit Shirley Chisholm, « le talent porte une jupe ». Et Samy Gemayel de conclure : « Je crois fermement que nous allons réussir à assurer une participation égalitaire des femmes et des filles dans le domaine scientifique à tous les niveaux. Cela n'arrivera pas du jour au lendemain. Mais avec une forte détermination, nous le ferons... C'est tout simplement notre première journée internationale dans cette direction. »

Hier, pour la seconde année consécutive, la Journée internationale des femmes et des filles de science a été célébrée au Palais de Verre. L'Onu souhaite ainsi attirer l'attention du monde sur le rôle crucial que les femmes et les filles jouent dans les domaines de la science et de la technologie. L'organisation Rasit (– The Royal Academy of Science International Trust) et la Division...
commentaires (3)

AVANT DE COMMENCER DE DONNER DES LEÇONS D'ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES, IL FAUT RÉGLER L'ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET HOMMES D'ABORD. CE N'EST PAS PARCE QUE TON GRAND PÈRE PIERRE ÉTAIT UN HOMME POLITIQUE COMPÉTENT QUE TOI T'AS LE DROIT DE CONFISQUER SA PLACE DEVANT TOUS LES AUTRE ? DONNER LA CHANCE À TOUT LE MONDE.

Gebran Eid

14 h 13, le 14 février 2016

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Commentaires (3)

  • AVANT DE COMMENCER DE DONNER DES LEÇONS D'ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET FEMMES, IL FAUT RÉGLER L'ÉGALITÉ ENTRE HOMMES ET HOMMES D'ABORD. CE N'EST PAS PARCE QUE TON GRAND PÈRE PIERRE ÉTAIT UN HOMME POLITIQUE COMPÉTENT QUE TOI T'AS LE DROIT DE CONFISQUER SA PLACE DEVANT TOUS LES AUTRE ? DONNER LA CHANCE À TOUT LE MONDE.

    Gebran Eid

    14 h 13, le 14 février 2016

  • PAUVRE SAMY ! IL EST CERTES DE BONNE FOI... MAIS LA POLITIQUE NE REPOSE POINT NI SUR LA BONNE FOI ET NI SUR LES SOUHAITS... ELLE N'EST PAS FORMÉE... ON LA FORME !!!

    LA LIBRE EXPRESSION

    10 h 30, le 13 février 2016

  • S'il faut á ce jeune perdreau passer par là pour se faire les dents, on ne peut que lui souhaiter un très bon et tes long voyage

    FRIK-A-FRAK

    07 h 01, le 13 février 2016

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