Rechercher
Rechercher

Liban

Samy Gemayel préconise l’octroi de prix et de bourses aux filles douées dans les matières scientifiques

M. Samy Gemayel, député du Metn-Nord et membre des deux commissions parlementaires de l'Éducation et des Droits de l'homme, a adressé au ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, une lettre ouverte dans laquelle il dénonce le déséquilibre entre le nombre de filles et de garçons qui s'engagent dans les métiers en rapport avec le génie, les sciences et l'informatique. M. Gemayel se base sur les chiffres fournis à ce propos par la Direction centrale des statistiques qui relève que la proportion de filles qui travaillent dans les domaines précités est de loin inférieure à celle des garçons. Le député du Metn préconise par conséquent l'organisation d'une Journée nationale pour les étudiantes et les élèves de la gent féminine qui sont douées dans les domaines scientifiques, des mathématiques, de la technologie et du génie. Cette journée serait notamment marquée, propose M. Gemayel, par l'octroi de prix et de bourses aux filles universitaires et du cycle secondaire qui font preuve de compétences spéciales dans les secteurs en question.
Dans l'argumentation qu'il expose au ministre de l'Éducation pour faire valoir sa proposition, Samy Gemayel souligne notamment que seulement 21 % des membres de l'ordre des ingénieurs de Beyrouth sont des filles. Cette proportion est de 27 % à l'ordre des ingénieurs de Tripoli. La proportion de filles est, en outre, de 32 % uniquement à l'ordre des médecins, 25 % à l'ordre des dentistes et... 4 % parmi les photographes.
Le député du Metn souligne dans ce cadre que les statistiques montrent que la femme libanaise a une préférence pour les métiers à caractère administratif et bureaucratique ou ceux relatifs à l'enseignement et à la santé. Le pourcentage de filles dans le métier d'infirmier est ainsi de 83 % et au niveau de la pharmacie de 58 %. M. Gemayel précise qu'un tel déséquilibre n'est pas lié au nombre de filles détentrices d'un diplôme universitaire du fait que la proportion d'étudiantes universitaires par rapport aux garçons est de 55 %.
M. Gemayel rapporte en outre qu'au niveau de l'enseignement universitaire, la proportion de filles par filière de formation se répartit comme suit : enseignement (91 % de filles); santé (69 %) ; lettres et sciences humaines (61 %); sciences (47 %) ; génie et informatique (29 %).
Le député du Metn souligne qu'un tel déséquilibre s'explique, selon des études étrangères, par les facteurs suivants : le caractère paternaliste de la société qui estime que les garçons sont plus aptes à exercer les métiers scientifiques sophistiqués ; l'idée reçue selon laquelle les filles ne sont pas intellectuellement en mesure d'effectuer les études en question; le contrôle du marché du travail par les hommes ; et l'idée reçue selon laquelle le rôle de la femme est d'être une épouse et une mère modèles.
En conclusion, M. Gemayel a rappelé que le Liban a signé la convention sur la lutte contre toute forme de discrimination contre la femme, préconisant sur ce plan l'organisation d'une Journée nationale pour les filles douées dans les matières scientifiques spécialisées.

M. Samy Gemayel, député du Metn-Nord et membre des deux commissions parlementaires de l'Éducation et des Droits de l'homme, a adressé au ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, une lettre ouverte dans laquelle il dénonce le déséquilibre entre le nombre de filles et de garçons qui s'engagent dans les métiers en rapport avec le génie, les sciences et l'informatique. M. Gemayel se base...
commentaires (1)

Que l'on encourage et aide les jeunes à se former et trouver une emploi dans la branche qui leur plaît, excellent! Mais que cela se fasse sans aucune discrimination de sexe. Pourquoi créer des bourses réservées aux filles? Si"21 % des membres de l'ordre des ingénieurs de Beyrouth sont des filles", où est le problème?

Yves Prevost

07 h 23, le 14 mai 2015

Tous les commentaires

Commentaires (1)

  • Que l'on encourage et aide les jeunes à se former et trouver une emploi dans la branche qui leur plaît, excellent! Mais que cela se fasse sans aucune discrimination de sexe. Pourquoi créer des bourses réservées aux filles? Si"21 % des membres de l'ordre des ingénieurs de Beyrouth sont des filles", où est le problème?

    Yves Prevost

    07 h 23, le 14 mai 2015

Retour en haut