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Économie - Conjoncture

En 2015, la « reprise » de la croissance française est restée poussive

L'activité économique a redémarré en France en 2015 avec une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,1 %, une reprise toutefois poussive après quatre années de croissance atone.
Sur le seul quatrième trimestre, l'activité a augmenté de 0,2 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ce qui porte la croissance sur l'ensemble de l'année à 1,1 %. Ce chiffre, conforme aux dernières prévisions du gouvernement, est le plus haut niveau atteint depuis 2011. En 2014, la France avait enregistré une croissance de 0,2 %. Mais il est a priori inférieur à celui de la zone euro, qui devrait atteindre 1,5 % en 2015, selon l'Insee.
« 2015 a été l'année de la reprise », s'est félicité le ministre des Finances Michel Sapin, se réjouissant que les Français n'aient « pas baissé les bras » malgré les attentats de janvier et de novembre. « La reprise doit s'amplifier en 2016 et nous permettre d'avoir plus d'emplois. C'est notre priorité », a-t-il ajouté, dans une réaction transmise à l'AFP.
Pour l'heure, le gouvernement n'a pas réussi à réduire le chômage. Selon le ministère du Travail, le nombre de demandeurs d'emploi sans activité a augmenté de 15 800 personnes (+0,4 %) en décembre, concluant l'année sur un record de 3,59 millions de chômeurs en métropole. Sur l'ensemble de l'année, Pôle emploi a accueilli 89 900 chômeurs supplémentaires (+2,6 %), même s'il s'agit de la plus faible hausse depuis 2010. « C'est encore insuffisant – les chiffres du chômage (...) le soulignent une nouvelle fois », a reconnu jeudi Manuel Valls, observant cependant que « pour la première fois depuis 2011, nous créons à nouveau de la croissance ».
« Les deux tiers de la croissance sont dus à des éléments circonstanciels », comme le prix du pétrole, les taux d'intérêt et le niveau de l'euro, tous faibles en 2015, tempère Denis Ferrand, directeur de l'institut économique Coe-Rexecode. « Faire 1,1 % dans ces circonstances, ce n'est pas glorieux », insiste-t-il. Le chiffre de 2015 « confirme la résilience de l'économie française », estime pour sa part Louis Harreau, de Crédit agricole, tout en soulignant que « la croissance est encore beaucoup trop basse ».
Qu'en sera-t-il en 2016 ? Pour François Cabau, analyste chez Barclays, le PIB devrait « accélérer de manière significative au premier trimestre 2016 », porté notamment par la consommation et une amélioration du climat des affaires. L'activité, d'après l'Insee, devrait effectivement retrouver de l'élan cette année, avec une croissance de 0,4 % aussi bien au premier qu'au deuxième trimestre.
Le gouvernement parie sur une hausse de 1,5 % sur l'ensemble de l'année.

(Source : AFP)

L'activité économique a redémarré en France en 2015 avec une hausse du produit intérieur brut (PIB) de 1,1 %, une reprise toutefois poussive après quatre années de croissance atone.Sur le seul quatrième trimestre, l'activité a augmenté de 0,2 %, selon l'Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), ce qui porte la croissance sur l'ensemble de l'année à 1,1 %. Ce chiffre, conforme aux dernières prévisions du gouvernement, est le plus haut niveau atteint depuis 2011. En 2014, la France avait enregistré une croissance de 0,2 %. Mais il est a priori inférieur à celui de la zone euro, qui devrait atteindre 1,5 % en 2015, selon l'Insee.« 2015 a été l'année de la reprise », s'est félicité le ministre des Finances Michel Sapin, se réjouissant que les Français n'aient « pas baissé les...
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