Hier, lors de heurts à Ramallah. Mohammad Torokman/Reuters
Les renseignements britanniques et américains ont infiltré pendant des années des drones israéliens menant notamment des repérages en vue de potentiels raids sur l'Iran, a rapporté hier le journal israélien Yediot Aharonot.
Citant des documents rendus publics par Edward Snowden, qui avait révélé en 2013 l'ampleur des programmes de surveillance de la puissante agence américaine de sécurité nationale (NSA), le quotidien affirme que l'opération « Anarchist » a été lancée en 1998 depuis une installation britannique dans les montagnes de l'île de Chypre et un site de la NSA dans le nord de la Grande-Bretagne. « Ces documents révèlent qu'Israël possède une importante flotte d'avions sans pilote » qui « collectent du renseignement dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et à travers le Moyen-Orient », affirme le journal. Ces drones étaient aussi utilisés afin de « rassembler des informations pour planifier des bombardements sur l'Iran ». Yediot dit avoir soumis ses révélations à l'examen de la censure militaire israélienne avant de les publier.
L'opération « Anarchist » est également parvenue à accéder aux écrans de contrôle des pilotes d'avions de combat F-16 israéliens, selon le journal, qui évoque un cas dans lequel ils ont pu suivre un avion suivant une cible au sol. « C'est comme s'ils étaient assis avec eux dans le cockpit », détaille le journal. « Cibles potentielles, objectifs, priorités, (...) les États-Unis et la Grande-Bretagne ont profité des impressionnantes capacités israéliennes en termes de renseignement et ont vu tout ce qu'Israël voyait. » Pour un haut responsable du renseignement israélien interrogé par Yediot Aharonot, ces révélations sont un « séisme ». « Apparemment, aucune de nos communications cryptées ne leur est inaccessible », dit-il sous le couvert de l'anonymat.
Le ministère israélien des Affaires étrangères a refusé de commenter ces informations, mais l'ancien ministre du Renseignement, Yuval Steinitz, qui détient actuellement le portefeuille de l'Énergie, a affirmé « ne pas être surpris ». « Nous savons que les Américains espionnent tout le monde, même nous, leurs amis, a-t-il déclaré à la radio militaire israélienne. C'est néanmoins décevant parce que depuis des décennies, nous n'avons pas espionné ou rassemblé des informations aux États-Unis. » Après l'arrestation aux États-Unis en 1985 de Jonathan Pollard, un juif américain et ex-analyste de l'US Navy ayant espionné au profit d'Israël, l'État hébreu s'était engagé à ne plus espionner ses alliés.
Slogans appelant à l'escalade
Par ailleurs, le chef du mouvement islamiste Hamas à Gaza, Ismaïl Haniyeh, s'est dit hier prêt à toute nouvelle guerre avec Israël, affirmant que les groupes armés palestiniens construisaient de nouveaux tunnels dans l'enclave sous blocus. M. Haniyeh s'exprimait devant des milliers de personnes lors des funérailles de combattants du Hamas, tués cette semaine dans l'effondrement d'une de ces galeries souterraines. La branche armée du Hamas, les brigades Ezzedine « al-Qassam et les mouvements de la résistance se préparent en permanence, dans les airs, au sol, en mer et sous terre », a-t-il déclaré.
Enroulés dans des drapeaux verts du Hamas, les corps des sept combattants ont été portés par des centaines de membres des Qassam scandant des slogans appelant à l'escalade des violences contre Israël. Fait rare, des chefs du Hamas sont venus déposer des fleurs sur les dépouilles mortelles et se sont rendus au cimetière situé près de la frontière avec Israël où les dirigeants gazaouis ne s'aventurent guère.
Même si une trêve avec Israël est en vigueur depuis août 2014 – après la troisième guerre dans l'enclave en six ans –, l'ancien Premier ministre palestinien a affirmé que les groupes armés de Gaza demeuraient capables de « réagir à tout instant à n'importe quel affrontement » avec Israël. « À l'est de la ville de Gaza, les héros des souterrains construisent des tunnels » le long de la frontière avec Israël tandis qu'« à l'ouest de Gaza, les héros testent les roquettes tous les jours » depuis l'enclave contrôlée par le Hamas et hermétiquement close par la barrière de sécurité israélienne et la zone tampon égyptienne. « C'est depuis ces tunnels que les combattants ont fait prisonnier Oron Shaul », a encore lancé M. Haniyeh.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Toute cette histoire pour nous enfumer à vouloir nous faire croire que les us et le rosbeefs ont chercher à dissuader le pays du vol constitutionnel de bombarder l'Iran NPR. Alors qu'on sait que si le pays de l usurpie n'a pas pu , c'est qu'il ne pouvait pas . C'est tout.
10 h 11, le 30 janvier 2016