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Moyen Orient et Monde - Iran

Kerry met en garde contre le financement de groupes « terroristes » par l’argent tiré de la fin des sanctions

Le Hezbollah et la force al-Qods sont sur la liste noire des États-Unis.

Le secrétaire d’État américain, John Kerry, à Davos. Jacquelyn Martin/Pool/Reuters

Le secrétaire d'État américain John Kerry a reconnu qu'une partie des fonds que l'Iran va récupérer grâce à la levée des sanctions américaines allait financer certaines de ses organisations militaires considérées comme « terroristes » par Washington.
Le Trésor américain évalue à 55 milliards de dollars la somme que Téhéran doit empocher du fait de l'allègement des mesures de rétorsion contre son économie, grâce à la mise en œuvre, le 16 janvier, de l'accord international de Vienne scellé en juillet sur le contrôle du programme nucléaire iranien.
Interrogé par la chaîne américaine CNBC en marge du Forum économique de Davos pour savoir si une portion de ces 55 milliards de dollars allait « tomber dans les mains de terroristes », M. Kerry a répondu : « Je pense qu'une partie finira dans les mains du CGR (les gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime iranien) ou d'autres entités, dont certaines sont classées terroristes. »
« Je ne vais pas m'asseoir ici et vous dire que chaque composante de cela peut être empêchée », a admis le secrétaire d'État.
Juridiquement, le département d'État, qui a autorité sur les classements d'« organisations terroristes étrangères », n'a pas inscrit les gardiens de la révolution sur sa liste noire, malgré les demandes du Congrès. En revanche, la force al-Qods, chargée des opérations extérieures des gardiens de la révolution, est considérée depuis 2007 par le Trésor américain comme une « entité terroriste ». De même pour le Hezbollah, soutenu par l'Iran.
« Si nous les attrapons (l'Iran) en train de financer du terrorisme, ils auront bien entendu un problème avec le Congrès des États-Unis et avec d'autres », a par la suite expliqué à quelques journalistes le chef de la diplomatie américaine. « J'essaie juste d'être honnête. Je ne peux pas dire aux gens : non, il n'y aura pas d'argent (...) Mais nous pensons que c'est ce qui a fait la différence dans les activités de l'Iran dans la région », a-t-il ajouté.
Tout en saluant dimanche dernier les « progrès historiques » réalisés par Washington et Téhéran grâce à l'accord sur le nucléaire, le président Barack Obama avait réaffirmé que la République islamique jouait un rôle « déstabilisateur » au Moyen-Orient, notamment en Syrie.

(Source : AFP)

Le secrétaire d'État américain John Kerry a reconnu qu'une partie des fonds que l'Iran va récupérer grâce à la levée des sanctions américaines allait financer certaines de ses organisations militaires considérées comme « terroristes » par Washington.Le Trésor américain évalue à 55 milliards de dollars la somme que Téhéran doit empocher du fait de l'allègement des mesures de rétorsion contre son économie, grâce à la mise en œuvre, le 16 janvier, de l'accord international de Vienne scellé en juillet sur le contrôle du programme nucléaire iranien.Interrogé par la chaîne américaine CNBC en marge du Forum économique de Davos pour savoir si une portion de ces 55 milliards de dollars allait « tomber dans les mains de terroristes », M. Kerry a répondu : « Je pense qu'une partie finira dans les mains du...
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