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Économie

Sous la menace de la BCE

La monnaie unique se stabilise en ce début d'année, soutenue par une montée de l'aversion au risque mais menacée par de nouvelles actions de la BCE, tandis que les marchés s'interrogent sur les intentions de la Réserve fédérale américaine. Alors que l'inflation n'affiche toujours qu'une modeste progression de +0,2% sur un an au mois de décembre, la chute linéaire des cours du pétrole n'arrange pas les affaires de la BCE dans sa quête de stabilité des prix. Bien que les avis semblent diverger au sein du Conseil des gouverneurs, les partisans d'un nouveau stimulus pourraient bien obtenir gain de cause dès le premier trimestre face à la dégringolade de l'or noir. Cette perspective suffit à priver l'euro, potentielle devise de financement, d'un rebond plus prononcé, que le retour de l'aversion au risque provoqué par le nouveau ralentissement chinois aurait pu lui offrir. Le billet vert peine néanmoins à tirer son épingle du jeu, les économistes n'anticipant actuellement pas plus d'une hausse de taux outre-Atlantique en 2016. Pourtant, en dehors de la solidité confirmée du marché de l'emploi, le recul des prix à la consommation au mois de décembre (-0,1%) est un trompe-l'œil. En effet, une lecture plus approfondie des chiffres de l'inflation américaine montre qu'ils progressent désormais de +0,7% sur un an (contre seulement +0,5% en novembre). Hors énergie et alimentation, secteurs exerçant une influence temporaire, leur appréciation atteint même +2,1% sur un an dans une trajectoire régulièrement ascendante, de quoi défendre l'hypothèse plus optimiste d'une hausse de taux par trimestre en 2016

Cet article est réalisé par Fidus

La monnaie unique se stabilise en ce début d'année, soutenue par une montée de l'aversion au risque mais menacée par de nouvelles actions de la BCE, tandis que les marchés s'interrogent sur les intentions de la Réserve fédérale américaine. Alors que l'inflation n'affiche toujours qu'une modeste progression de +0,2% sur un an au mois de décembre, la chute linéaire des cours du pétrole n'arrange pas les affaires de la BCE dans sa quête de stabilité des prix. Bien que les avis semblent diverger au sein du Conseil des gouverneurs, les partisans d'un nouveau stimulus pourraient bien obtenir gain de cause dès le premier trimestre face à la dégringolade de l'or noir. Cette perspective suffit à priver l'euro, potentielle devise de financement, d'un rebond plus prononcé, que le retour de l'aversion au risque provoqué par le...
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