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Économie - Finance

Rome et l’UE tentent, en vain, de rassurer sur les banques italiennes

Plusieurs dirigeants italiens et européens ont tenté hier de rassurer sur la situation bancaire en Italie, mais sans résultat, les valeurs financières poursuivant leur descente aux enfers à la Bourse de Milan.
Dans un marché en fort recul, -4,83 %, la plus mauvaise performance a été de nouveau réalisée par la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS), qui a dévissé de 22,2 %. À sa suite, une volée d'établissements financiers, dont Banca Carige (-17,79 %, à 0,64 euro), Banco Popolare (-10,88 %, à 8,685 euros), Finecobank (-8,20 %, à 6,435 euros) ou encore Unicredit (-7,77 %, à 3,706 euros).
Depuis le début de la semaine, les valeurs bancaires italiennes sont touchées par un mouvement de panique, enchaînant très fortes baisses de leurs cours et suspensions régulières de cotation.
Les investisseurs s'inquiètent d'un retard dans la consolidation de ce secteur très éclaté et de l'importance des créances douteuses, qui dépassent les 200 milliards d'euros (217 milliards de dollars), un chiffre record depuis 20 ans. Les discussions qui traînent avec la Commission européenne au sujet de la création d'une « bad bank », structure de défaisance chargée de récupérer une partie de ces crédits en souffrance, afin d'apurer les comptes des banques, alimentent la suspicion. Des indiscrétions faisant état d'une demande d'informations au sujet des créances douteuses adressée à certaines banques italiennes par la Banque centrale européenne (BCE) ont ajouté au trouble.
Le ministre italien des Finances, Pier Carlo Padoan, et la BCE ont eu beau affirmer qu'il s'agissait d'une enquête générale, se déroulant dans différents pays de la zone euro, rien n'est venu calmer le marché.
Les déclarations rassurantes se sont poursuivies hier, mais sans plus convaincre les investisseurs. « Le système bancaire italien est très solide », a ainsi martelé le commissaire chargé de la réduction des dépenses publiques, Yoram Gutgeld, un proche conseiller du chef du gouvernement Matteo Renzi. « Je ne vois pas le risque d'une crise bancaire majeure » en Italie, a déclaré pour sa part le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker à Strasbourg.
Dans ce contexte de grande fébrilité, Matteo Renzi a rencontré dans la matinée M. Padoan, ainsi que le gouverneur et le directeur général de la Banque d'Italie. Les autorités se sont dit convaincues que « les mesures passées et futures prises par le législateur aideront certaines banques dans le processus de consolidation » et « les intermédiaires financiers dans la gestion plus rapide et adéquate des crédits en souffrance », selon des sources proches du chef du gouvernement, citées par les médias.
(Source : AFP)

Plusieurs dirigeants italiens et européens ont tenté hier de rassurer sur la situation bancaire en Italie, mais sans résultat, les valeurs financières poursuivant leur descente aux enfers à la Bourse de Milan.Dans un marché en fort recul, -4,83 %, la plus mauvaise performance a été de nouveau réalisée par la banque Monte dei Paschi di Siena (BMPS), qui a dévissé de 22,2 %. À sa suite, une volée d'établissements financiers, dont Banca Carige (-17,79 %, à 0,64 euro), Banco Popolare (-10,88 %, à 8,685 euros), Finecobank (-8,20 %, à 6,435 euros) ou encore Unicredit (-7,77 %, à 3,706 euros).Depuis le début de la semaine, les valeurs bancaires italiennes sont touchées par un mouvement de panique, enchaînant très fortes baisses de leurs cours et suspensions régulières de cotation.Les investisseurs s'inquiètent...
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