Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian prononçant une allocution à Modane, lors d’un hommage aux cinq militaires membres de la Légion étrangère tués par une avalanche. Jean-Pierre Clatot/AFP
Le ministre français de la Défense Jean-Yves Le Drian a estimé, hier, que des interventions extérieures, de la Libye au Moyen-Orient « en crise », ne pouvaient plus se faire sans « l'aval des sociétés locales » et qu'il fallait savoir faire preuve de « patience stratégique ». « C'est désormais tout le Moyen-Orient qui est en crise et peut-être en péril. Chaos durable, embrasement plus général... Les hypothèses les plus noires ne peuvent plus être écartées », a déclaré M. Le Drian lors d'une intervention sur « les grands enjeux stratégiques » à l'université de la Sorbonne. Citant le cas de l'Afghanistan, où l'insurrection des talibans reste vive, il a appelé à ne pas mener d'intervention, politique ou militaire, sans un large soutien local. « Nous devons nous impliquer avec prudence et modestie en soutenant nos partenaires de sécurité régionaux et en favorisant systématiquement les réponses et les acteurs régionaux, si imparfaits qu'ils soient parfois et si tentante que soit l'idée d'un plan imposé de l'extérieur par les grandes puissances », a-t-il dit. « Après 15 ans en Afghanistan, nous devrions savoir que l'on ne conduit rien de durable sans l'aval et la participation des sociétés locales », a insisté le ministre de la Défense. Évoquant indirectement la Libye, il n'a pas exclu une aide militaire à ce pays si un gouvernement d'union nationale finissait par y voir le jour. « Notre rôle ne peut pas être d'intervenir partout, mais nous pouvons assumer d'aider ceux de ces États qui cherchent à préserver leur stabilité et leurs institutions », y compris par un « appui dans le domaine de la sécurité », a-t-il dit.
Le ministre a également estimé que le terrorisme islamiste resterait une « menace durable », même si la coalition emmenée par les États-Unis marque des points contre le groupe État islamique (EI). « Même si la coalition réduit le pseudo-État islamique au Levant, comme nous sommes en train de le faire, non sans difficulté mais avec beaucoup de détermination, il ne fait aucun doute qu'une nouvelle tête de l'hydre jihadiste puisse repousser après ailleurs », a-t-il averti.
Jean-Yves Le Drian a également constaté la « fin de la domination militaire occidentale sans partage » observée après l'effondrement de l'URSS, face à la montée en puissance de la Chine, de la Russie, ou au défi du terrorisme.
(Source : AFP)


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
Regardez et écoutez ce tocard parler ! !!!!!! Son président son 1er ministre et son ministre des A.E sont à l'origine du complot contre la Syrie, et ils font comme si de rien n'était. ....
13 h 55, le 20 janvier 2016