Entre tensions géopolitiques, finance de l'ombre ou forte volatilité, le patron du gendarme français de la Bourse, Gérard Rameix, s'est inquiété hier des risques qui pèsent sur les marchés en ce début 2016. « Il y a pas mal de points très positifs », mais « ils n'effacent pas un certain nombre d'inquiétudes et j'avoue ne pas en avoir vu autant » depuis longtemps, a affirmé le président de l'Autorité des marchés (AMF) en présentant ses vœux à la presse.
Il a évoqué en premier lieu les « risques géopolitiques extrêmement préoccupants ». Si la montée du jihadisme « a pour l'instant relativement peu affecté la sphère des marchés, nous pouvons nous demander si un événement ne peut pas venir bouleverser la donne ». « L'autre risque » vient, selon lui, du « shadow banking » ou finance de l'ombre, à la faveur du « basculement d'un système de financement principalement bancaire à un modèle faisant davantage appel aux marchés » et à ces échanges hors des sentiers régulés.
Il s'est également inquiété du niveau de liquidités sur certains actifs actuellement suffisant, mais peut-être pas en cas de « choc politique ou financier ». « La forte volatilité des marchés » est également un « sujet de préoccupation » avec un « risque propre à notre pays qui est que beaucoup de grands champions » français sont de fait détenus majoritairement par des groupes étrangers, a-t-il estimé. Et « les investisseurs nationaux éprouvent de plus en plus de difficultés à détenir longtemps des actions », autant d'éléments qui constituent « une situation dangereuse à terme pour notre économie », a souligné M. Rameix.
(Source : AFP)
Économie - Finance
Le patron du gendarme boursier français s’inquiète des nombreux risques qui pèsent sur les marchés
OLJ / le 14 janvier 2016 à 00h00


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