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Moyen Orient et Monde - Scrutin

Netanyahu, intronisé tête de liste du Likoud, veut renforcer son autorité

L'élection primaire intervient alors que les sondages ne sont pas très favorables au Premier ministre israélien qui n'obtient que 32 % de taux de satisfaction.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu prononce une allocution à l’occasion d’un événement annuel organisé par l'Association Taglit-Birthright Israël à Jérusalem. Gali Tibbon/AFP.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut renforcer encore son autorité politique, s'est fait introniser hier avec trois ans d'avance candidat du Likoud, le parti de droite, à sa propre succession à la tête du gouvernement. Des primaires, qui devaient se tenir le 23 février au sein du Likoud, ont été annulées faute d'adversaires ayant accepté d'affronter Benjamin Netanyahu. « Dans ces conditions, ce scrutin ne s'imposait plus et la direction du Likoud a déclaré vainqueur Benjamin Netanyahu qui sera le candidat à sa propre succession pour les prochaines élections », a dit à l'AFP un porte-parole de ce parti.
Selon nombre d'analystes, M. Netanyahu a ainsi voulu prendre de vitesse tous ses rivaux en vue des législatives prévues en 2019 et renforcer sa domination sur la droite. « Il voulait s'assurer qu'il serait le seul à être le chef du Likoud avant le prochain scrutin », estime Gayil Talshir, professeur de sciences politiques à l'université hébraïque de Jérusalem. Dans le système proportionnel israélien, les chefs de file des partis représentés à la Knesset sont les candidats automatiques au poste de Premier ministre.
Benjamin Netanyahu, âgé de 66 ans, est le leader incontesté de la droite. Considéré comme un fin manœuvrier, il a réussi à évincer ses rivaux au sein du Likoud, et cumule, en plus de ses fonctions de Premier ministre, les portefeuilles des Affaires étrangères, de l'Économie, des Communications et de la Coopération régionale. Fin décembre, il a réussi, à l'occasion des élections au comité central du Likoud, à avancer la date des primaires, ne laissant que très peu de temps à ses rares rivaux pour organiser une campagne. Dimanche, date butoir pour le dépôt des candidatures, il a été confirmé comme seul candidat à sa propre succession.

Netanyahu, « produit d'appel »
« C'est une des façons les plus ridicules de dépenser quatre millions de shekels en provenance des caisses de l'État », écrit le chroniqueur Ben Caspit du quotidien Maariv. De nombreux analystes notent que M. Netanyahu tient à la tenue d'une élection primaire pour que sa légitimité ne soit pas remise en cause. « S'il n'est pas élu, dans deux ans, ses opposants pourront dire : « Vous avez été nommé, pas élu, nous devons tenir des primaires », dit Shmuel Sandler, professeur de sciences politiques à l'université de Bar-Ilan.
Ben Caspit et d'autres analystes estiment que les électeurs devraient au moins être autorisés à déposer des bulletins « pour » ou « contre » Netanyahu, plutôt que d'être obligés d'utiliser des bulletins blancs s'ils lui sont opposés. Ils font ainsi écho aux détracteurs du chef du gouvernement qui vont jusqu'à dire que Benjamin Netanyahu est un dictateur en herbe.
Cette primaire intervient alors que les sondages ne sont pas très favorables à M. Netanyahu qui n'obtenait récemment que 32% de taux de satisfaction de la part des Israéliens. Son gouvernement est notamment critiqué pour son incapacité à mettre fin à une vague d'attaques palestiniennes, en particulier à l'arme blanche, depuis début octobre. Son épouse, Sara, est en outre interrogée dans le cadre d'une enquête de la police sur des soupçons selon lesquels le couple aurait utilisé des fonds publics pour des achats et des réparations à leur domicile privé. Néanmoins, le Likoud domine toujours la scène politique, loin devant ses rivaux de gauche de l'Union sioniste, et Benjamin Netanyahu bénéficie d'une stature nationale que ses rivaux ne parviennent pas à remettre en cause, disent les analystes. Avec M. Netanyahu, les membres du Likoud « ont un produit d'appel », commente Shmuel Sandler.

Mike SMITH/AFP

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui veut renforcer encore son autorité politique, s'est fait introniser hier avec trois ans d'avance candidat du Likoud, le parti de droite, à sa propre succession à la tête du gouvernement. Des primaires, qui devaient se tenir le 23 février au sein du Likoud, ont été annulées faute d'adversaires ayant accepté d'affronter Benjamin Netanyahu. « Dans ces conditions, ce scrutin ne s'imposait plus et la direction du Likoud a déclaré vainqueur Benjamin Netanyahu qui sera le candidat à sa propre succession pour les prochaines élections », a dit à l'AFP un porte-parole de ce parti.Selon nombre d'analystes, M. Netanyahu a ainsi voulu prendre de vitesse tous ses rivaux en vue des législatives prévues en 2019 et renforcer sa domination sur la droite. « Il voulait s'assurer...
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