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Économie - Automobile

À Detroit, le mea culpa de Volkswagen détonne avec l’euphorie des constructeurs américains

Le Salon de Detroit s'est ouvert hier avec un moral d'acier après une année automobile record aux États-Unis, sauf pour Volkswagen dont le patron a présenté ses excuses aux Américains pour le scandale aux moteurs truqués.
Le Salon, qui dure jusqu'au 28 janvier, a débuté dès avant l'aube par l'attribution des trophées des véhicules nord-américains de l'année, raflés pour l'édition 2016 par des constructeurs étrangers. La Honda Civic l'a en effet emporté côté voitures, tandis que la Volvo XC90 a décroché le prix du meilleur 4x4 de ville (SUV). Les pick-up, crossovers, SUV et autres véhicules hauts sur roues sont les grands gagnants de la forme éclatante retrouvée du marché américain. Sur les 17,47 millions de véhicules écoulés en 2015, un record historique, presque 60 % faisaient partie de cette catégorie aux marges confortables, qui a nourri la rentabilité du secteur.
Le suédo-chinois Volvo est encore à l'honneur à Detroit avec la première mondiale de sa nouvelle grande berline S90. Audi, également empêtré dans le scandale des moteurs truqués qui frappe sa maison mère Volkswagen, a fait sensation en dévoilant un concept de voiture à hydrogène, la Tron Quattro.
Côté « trois grands » américains, Fiat Chrysler a tiré le premier à domicile avec un grand monospace. Ce huit places, successeur du « Town & Country » et autres « Voyager », est baptisé « Pacifica ». Ford devait pour sa part lever le voile sur une autre renaissance, celle du label « Continental » synonyme de grosses berlines chez sa marque de luxe Lincoln lors de l'âge d'or de l'automobile américaine dans les années 1950 et 1960. Et General Motors a montré dès dimanche soir son SUV Envision, fabriqué en Chine et vendu aux États-Unis, une première.
Chez les constructeurs européens, Daimler a présenté à la veille de l'ouverture du Salon dimanche la nouvelle Mercedes Classe E bardée de technologies, tandis que Volkswagen a mis en avant un prototype hybride rechargeable de son 4x4 Tiguan.
VW est le seul constructeur à ne pas avoir le sourire à Detroit. L'éphémère numéro un mondial a provoqué l'un des pires scandales automobiles de l'histoire en reconnaissant en septembre avoir sciemment truqué des logiciels de gestion des moteurs pour passer les tests antipollution américains sur ses diesels. Il risque des dizaines de milliards de dollars de pénalités.
Dimanche soir, le patron du géant allemand, Matthias Müller, a affirmé être « sincèrement désolé ». « Je m'excuse pour ce qui a mal tourné chez Volkswagen », a-t-il déclaré lors de sa première visite sur le sol américain depuis qu'il a pris les commandes de VW en urgence en septembre. M. Müller, qui doit rencontrer demain la chef de l'agence américaine de l'environnement, a aussi affirmé que son entreprise envisageait de racheter un peu plus de 100 000 véhicules falsifiés et promis d'investir 900 millions de dollars supplémentaires dans le pays en y créant des emplois.
Le patron de l'association des constructeurs automobiles allemands VDA, Matthias Wissmann, a promis hier à Detroit que ses membres « maintiendraient leur stratégie sur le diesel ».
Pour 2016, la plupart des analystes et observateurs s'attendent à une nouvelle année de croissance aux États-Unis, mais plus modérée. « Je pense que le marché américain est un marché sain, par rapport à ce qu'on a connu au cours des 15 dernières années », a expliqué dimanche soir le PDG de Nissan et Renault, Carlos Ghosn. Il a toutefois mis en garde contre les effets de la « volatilité » des marchés, conséquence de la nervosité observée en Chine. « Volatilité » est également le mot qu'a utilisé dimanche la PDG de GM, Mary Barra, pour qualifier la situation en Chine, premier marché du géant américain. Elle a assuré que l'Empire du Milieu conservait un potentiel de « croissance substantielle » à long terme.
Après des années de croissance automobile tirée par les pays émergents, 2015 a vu deux zones matures, l'Amérique du Nord et l'Europe, connaître des progressions de plus de 5 %.
(Source : AFP)

Le Salon de Detroit s'est ouvert hier avec un moral d'acier après une année automobile record aux États-Unis, sauf pour Volkswagen dont le patron a présenté ses excuses aux Américains pour le scandale aux moteurs truqués.Le Salon, qui dure jusqu'au 28 janvier, a débuté dès avant l'aube par l'attribution des trophées des véhicules nord-américains de l'année, raflés pour l'édition 2016 par des constructeurs étrangers. La Honda Civic l'a en effet emporté côté voitures, tandis que la Volvo XC90 a décroché le prix du meilleur 4x4 de ville (SUV). Les pick-up, crossovers, SUV et autres véhicules hauts sur roues sont les grands gagnants de la forme éclatante retrouvée du marché américain. Sur les 17,47 millions de véhicules écoulés en 2015, un record historique, presque 60 % faisaient partie de cette catégorie aux...
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