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Moyen Orient et Monde - Crise

Téhéran accuse Riyad d’avoir attaqué son ambassade au Yémen, le royaume dément

La République islamique compte faire appel au Conseil de sécurité de l'Onu.

Des Yéménites prohouthis manifestent devant l’ambassade saoudienne à Sanaa pour protester contre l’exécution du dignitaire chiite, Nimr Baker el-Nimr. Mohammad Huwais/AFP

L'Iran a accusé hier l'aviation saoudienne d'avoir bombardé son ambassade au Yémen et a annoncé sa décision de porter le dossier au Conseil de sécurité de l'Onu.
« Lors d'une attaque aérienne de l'Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement, un de nos gardes a été grièvement blessé (...). Nous allons informer d'ici à quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque », a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian. Selon Téhéran, le bombardement est « une action délibérée de l'Arabie saoudite ». « Le gouvernement saoudien est responsable des dégâts causés et de la situation des membres du personnel qui ont été blessés », a à son tour accusé le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Hossein Jaber Ansari, cité par la télévision d'État.
Riyad dément, de son côté, avoir visé la représentation diplomatique iranienne à Sanaa. La coalition arabe conduite par l'Arabie saoudite au Yémen « n'a mené aucune opération dans l'enceinte de l'ambassade iranienne ou dans ses environs », a-t-elle assuré dans un communiqué publié par l'agence officielle saoudienne SPA. Cette coalition intervient au Yémen en soutien au président yéménite Mansour Abd Rabbo Mansour Hadi contre des rebelles chiites accusés de liens avec l'Iran. Ces derniers contrôlent la capitale yéménite.

Interdiction des produits saoudiens
L'Iran a dans le même temps annoncé l'interdiction de l'entrée de tous les produits saoudiens ou en transit depuis l'Arabie saoudite.
L'interdiction du petit pèlerinage de La Mecque (omra), auquel se rendaient d'habitude quelque 500 000 pèlerins iraniens et parfois jusqu'à 850 000, est également « maintenue jusqu'à nouvel ordre ».
Déjà tendues, les relations entre l'Iran chiite et l'Arabie saoudite sunnite ont dégénéré en crise ouverte début janvier. Riyad a rompu dimanche ses relations avec l'Iran à la suite de l'attaque de ses missions diplomatiques samedi à Téhéran et à Machhad par des manifestants en colère qui protestaient contre l'exécution du dignitaire religieux chiite saoudien, cheikh Nimr el-Baker el-Nimr.
L'Irak majoritairement chiite comme l'Iran a proposé d'œuvrer à faire baisser la tension afin de ne « pas entraîner la région dans une guerre qui ne pourrait avoir de vainqueur ». De nouvelles manifestations contre l'exécution du cheikh Nimr ont toutefois été annoncées pour aujourd'hui en Iran à l'occasion de la prière du vendredi.

(Source : AFP)

L'Iran a accusé hier l'aviation saoudienne d'avoir bombardé son ambassade au Yémen et a annoncé sa décision de porter le dossier au Conseil de sécurité de l'Onu.« Lors d'une attaque aérienne de l'Arabie saoudite contre Sanaa, une roquette est tombée à proximité de notre ambassade et malheureusement, un de nos gardes a été grièvement blessé (...). Nous allons informer d'ici à quelques heures le Conseil de sécurité des détails de cette attaque », a déclaré le vice-ministre iranien des Affaires étrangères Hossein Amir Abdollahian. Selon Téhéran, le bombardement est « une action délibérée de l'Arabie saoudite ». « Le gouvernement saoudien est responsable des dégâts causés et de la situation des membres du personnel qui ont été blessés », a à son tour accusé le porte-parole du ministère iranien...
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