Cette photo prise le 5 décembre 1999 montre le leader du parti algérien d’opposition le Front des forces socialistes, Hocine Aït-Ahmed, prononcer son allocution au cours d’un meeting électoral à Alger. Photo AFP/STR
L'un des pères de l'indépendance de l'Algérie, Hocine Aït-Ahmed, est décédé mercredi en Suisse à l'âge de 89 ans, après avoir combattu le régime pendant un demi-siècle, marquant la fin d'une époque. Le Front des forces socialistes (FFS), le parti qu'il a fondé en 1963, a annoncé son décès dans un hôpital de Lausanne « à la suite d'une longue maladie ». Faisant part de son « immense douleur », il n'a pas été en mesure de donner des précisions sur la date ou le lieu des obsèques de son chef historique.
En soirée, son décès n'avait pas encore donné lieu à une réaction officielle en Algérie où la guerre d'indépendance constitue toujours la principale source de légitimité du pouvoir. Mais dans le pays, des personnalités commençaient à lui rendre hommage, comme l'ancien Premier ministre Ali Benflis. « Hocine Aït-Ahmed aura été d'une rare constance, d'une rectitude exemplaire et d'une noblesse d'âme admirable dans la défense de ses idéaux », a-t-il dit dans un communiqué. « Un long rêve de liberté et de démocratie n'est plus », a regretté de son côté l'écrivain chroniqueur Kamel Daoud.
Aït-Ahmed était le dernier encore en vie des neuf « fils de la Toussaint », les chefs qui ont déclenché la guerre d'Algérie contre la puissance coloniale française le 1er novembre 1954.
Inlassable pourfendeur de l'armée et de la police politique et opposant radical au régime depuis l'indépendance du pays en 1962, et grand défenseur de la laïcité dans son pays musulman, Aït-Ahmed était affaibli depuis 2012 et avait cessé toute activité politique.
(Source : AFP)


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