La photo d’Ali Dawabsheh, le bébé palestinien de 18 mois brûlé vif par des colons juifs israéliens dans le village de Douma en juillet 2015. Archives AFP
La diffusion d'images montrant des extrémistes juifs célébrant la mort du bébé palestinien brûlé vif avec ses parents en Cisjordanie occupée en juillet a relancé hier le débat sur la violence juive en Israël. Ces images, filmées il y a une dizaine de jours lors d'un mariage, montrent une foule de jeunes juifs orthodoxes qui dansent en brandissant des armes à feu et un cocktail Molotov et en faisant passer, en la poignardant, une photographie d'Ali Dawabsheh. Ce bébé de 18 mois a été tué avec ses parents fin juillet dans l'incendie criminel de leur maison dans le village de Douma, en Cisjordanie occupée. De la famille Dawabsheh n'a survécu qu'un enfant de quatre ans, grièvement brûlé et toujours hospitalisé en Israël.
Les images, diffusées mercredi soir par la chaîne 10 de télévision israélienne, ont été largement reprises sur les sites d'information et par les réseaux sociaux. Les autorités israéliennes ont annoncé hier avoir ouvert une enquête sur ces images. « Les images choquantes qui ont été diffusées à la télévision (...) montrent le vrai visage d'un groupe qui constitue un danger pour la société israélienne et la sécurité d'Israël, a déclaré le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans un communiqué. Nous ne sommes pas prêts à accepter des gens qui nient les lois de l'Etat et ne considèrent pas qu'ils y sont assujettis. » « Ces images soulignent combien il est important pour notre sécurité à tous que le Shin Beth (la sécurité intérieure israélienne) soit fort », a-t-il ajouté, faisant allusion aux protestations récentes d'une frange extrême de la droite israélienne contre les méthodes utilisées par le Shin Beth contre les suspects juifs de l'incendie de Douma.
Cet incendie criminel a marqué les Palestiniens et passe pour l'un des déclencheurs de la vague actuelle de violences en Israël et dans les territoires palestiniens.
(Source : AFP)


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