La table de dialogue, réunie hier autour du président de la Chambre et du Premier ministre. Photo Sami Ayad
La 12e séance de dialogue national qui s'est tenue hier à Aïn el-Tiné n'a rien ajouté au débat, si ce n'est l'appui (de principe) de toutes les parties à une relance durable de l'exécutif.
La séance a précédé de quelques heures seulement la tenue d'un Conseil des ministres extraordinaire consacré à la crise des déchets, après plus de trois mois de suspension.
Sans aboutir à préciser les modalités d'une relance durable de l'exécutif, ni à révéler l'existence d'une décision commune dans ce sens, la séance de dialogue a eu pour seul effet de renvoyer l'image « positive » d'échanges « calmes », à la veille de la période festive, pour reprendre les termes du vice-président de la Chambre, Farid Makary.
Cette séance aura permis surtout au président de la Chambre, Nabih Berry, qui la parraine, de tenter un nouveau forcing pour une relance simultanée du gouvernement et du Parlement à partir de l'année prochaine. Il a ainsi exprimé aux participants son souhait que « le Conseil des ministres tienne de nouvelles réunions au début de l'année prochaine ».
Une note d'optimisme reprise par le ministre Michel Pharaon qui a fait état, à l'issue de la séance, « d'une ambiance positive dans le sens du déblocage de l'exécutif ». Il a surtout rappelé aux médias l'urgence de régler « plus de 700 dossiers socio-économiques », outre le dossier des déchets.
Mais les chances d'un déblocage restent pour l'heure limitées : le Courant patriotique libre (CPL) continue de préconiser un mécanisme de prise de décision « par consensus » (et non par vote).
Participant au dialogue, le chef du CPL, Gebran Bassil, a été sollicité sur la question par le président de la Chambre, à la demande du député Samy Gemayel. En réponse, il a précisé les deux conditions auxquelles le CPL soumet la relance du cabinet : la nomination d'un nouveau commandant en chef de l'armée et l'adoption du mécanisme de consensus.
Voyant la contestation à cette formule, notamment de la part du bloc du Futur, le président de la Chambre a interrompu la séance pour quinze minutes.
Le temps de la pause lui a permis de tenir une réunion restreinte avec le Premier ministre Tammam Salam, le ministre Bassil et le député Mohammad Raad, afin de négocier la perspective d'une relance simultanée de l'exécutif et du législatif.
Plus tard, au sortir de Aïn el-Tiné, M. Bassil réitérera aux médias la position du CPL : « Nous restons attachés au mécanisme de consensus, qui est nécessaire en l'absence d'un président de la République. » Il a néanmoins fait part de « la volonté » de son camp de relancer le gouvernement. « Nous faisons partie intégrante du consensus », a-t-il conclu.
Par ailleurs, et comme pour la précédente séance, la présidentielle n'a pas été intégrée au débat, en dépit de la présence du député Sleiman Frangié, de la seconde absence consécutive du chef du bloc du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, et des placements respectifs de MM. Frangié et Bassil, assis de manière diamétralement opposée.
Le dialogue s'était d'ailleurs orienté sur la seule dynamisation du gouvernement, dès les premières rumeurs d'un compromis autour de la candidature de Sleiman Frangié.
La clause prioritaire de la présidentielle avait en tout cas été épuisée en la forme au fil des précédentes séances, aboutissant à une mise en commun, par le président de la Chambre, des caractéristiques du prochain chef de l'État, défendues par chaque participant.
C'est ce qu'a d'ailleurs rappelé le président de la Chambre au chef des Kataëb, le député Samy Gemayel, qui demandait les raisons pour lesquelles la clause de la présidentielle, pourtant prioritaire à l'ordre du jour, était mise en veilleuse. « Nous nous sommes entendus sur les caractéristiques du futur chef de l'État en votre absence », lui aurait répondu M. Berry. Notons que le député du Metn a mis un terme à son boycottage du dialogue (qui s'est poursuivi pendant quatre séances) à la suite de la convocation du Conseil des ministres pour traiter du dossier des déchets. Outre la question du gouvernement, la loi électorale – examinée actuellement en commission parlementaire loin des feux de la rampe – a été évoquée au début de la séance. Prévue à l'ordre du jour du dialogue, elle n'a pas fait l'objet d'échanges substantiels. Seule a été soulevée l'insuffisance des deux mois impartis à la commission pour élaborer une nouvelle loi électorale.
Sur un autre registre, la séance s'est ouverte sur une minute de silence, observée à la demande du président de la Chambre, à la mémoire de Samir Kantar. « Samir Kantar a perdu son corps, pour remporter tout le corps de la nation. Le Liban a perdu un homme, pour gagner un martyr héros », a déclaré Nabih Berry, en appelant à « réprimer la criminalité sioniste ».
Notons enfin que le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, s'est absenté de la séance pour des raisons personnelles, déléguant le député Ghazi Aridi. L'ancien Premier ministre, Nagib Mikati, qui vient de perdre sa sœur, a été représenté par le député Ahmad Karamé.
La prochaine séance a été fixée au 11 janvier prochain.
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Même les Niais l’ont déjà bien compris, chez ces "gens -là" la rhétorique compte autant que la politique ; e.g, leur belle rhétorique sur la présidentielle, ou à propos des "Ordures" ménagères ou sur le ministère. Ce sont en fait, sont des impétrants conservateurs ; de véritables paradoxaux ambulants. Pour un voyeur, ces grimpions montagnards, c'est pain bénit que ces bedonnants et levantins et campagnards ! Ces individus ont surtout ce goût pour les grandes tablées de Mezzés, et n'hésitent pas à faire tomber les bretelles et à desserrer leurs ceintures avant d'attaquer leur késchék dans des endroits plus que mythiques, "style" Äïynéttînéh ou Séééhténnéjméh. Après le tabboûléh, la lâhméh, la hâbrâh naïyyéh et le kébbbéh en ribambelles, on passe avec gravité au Gras ! Quitte même à oublier le savoureux chîîîche-barak ! Le tout noyé en sus d'un vin français libanisé(h), yâ wâïyléhhh ! Avant les roboratives tournées d’arack frelaté qui achèvent de les empourprer. Bref, si l'on ajoute à cela les Ttattléehs, Bâfrâhs ou autres répugnants Havanas(h), ils se concoctent ainsi, diététiquement incorrects et hélas fiers de l'être, les futures bronchites et/ou pneumonies. On est assuré ainsi qu’ils tomberont en plein "dîner" tous repus, du fait de ces spécialités tête en premier le nez dans le mezzé(h) ; éclaboussant les autres attablés pâmés, affamés et essentiellement puînés. Il y a, on en convient, des fins de tablées moins enviables.... et surtout plus violentes ; mahééék ?
20 h 04, le 22 décembre 2015